Aller au contenu principalDepuis juin 2026, l'absence de DUERP expose à une amende jusqu'à 4 000 € par salarié.
DUERP Épicerie · Document Unique conforme R.4121-1

Votre Document Unique
Épicerie
opposable et conforme.

Épiceries fines, magasins bio, primeurs, fromageries, caves à vins. Hygiène HACCP, chaîne du froid, manutention, agressions — référentiel alimentaire complet.

Sans carte bancaire pour démarrer
Opposable — 49 € paiement unique
PDF + Word + Excel
Données hébergées en Europe
Le secteur en chiffres

Épicerie — les données
qu'on ne dit pas assez.

Statistiques sectorielles à jour issues de l'INRS, de la CARSAT et de l'Assurance maladie. Les chiffres derrière l'obligation DUERP de votre métier.

CARSAT 2024 — fiche Commerces alimentaires de proximité

38 / 1000

Indice de fréquence des accidents du travail dans les commerces alimentaires de proximité (CTN D — services, commerces, industries de l'alimentation). 1,4× la moyenne nationale (26,4 / 1000 en 2024). Manutention, glissades et coupures dominent.

Source officielle →
INSEE SIRENE 2024

75 000+

épiceries et commerces alimentaires de proximité en France (codes APE 47.11A à 47.29Z). De l'épicerie de quartier à la cave à vins indépendante, en passant par primeurs et fromageries — tous concernés par l'obligation DUERP.

Source officielle →
Code du travail R.4121-1 + Règlement CE 852/2004

2 obligations

DUERP (Code du travail) + PMS HACCP (Règlement CE 852/2004). Deux documents distincts et complémentaires : le DUERP protège les salariés, le PMS protège les clients. Aucun ne se substitue à l'autre — c'est l'erreur classique en épicerie.

Source officielle →
Loi 2021-1018 — R.4121-4

40 ans

durée légale de conservation du DUERP et de toutes ses versions successives, depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021 (R.4121-4 du Code du travail). Particulièrement utile en épicerie pour la traçabilité des expositions au froid (chambres froides) et biologiques.

Source officielle →
Sinistralité chiffrée

Commerces alimentaires de proximité : 1,4× la moyenne nationale d'AT

Données officielles consolidées depuis les rapports CNAMTS, INRS et CARSAT. Un argument concret pour justifier l'investissement dans la prévention auprès de votre équipe.

Indice de fréquence AT — moyenne nationale 2024
Tous secteurs confondus régime général
Source : Rapport annuel CNAMTS 2024
26,4 / 1 000
Indice de fréquence AT — commerces alimentaires de proximité (CTN D)
× 1,4 par rapport à la moyenne nationale
Source : CARSAT 2024 — fiche commerces alimentaires
~38 / 1 000
Part des MP en commerce alimentaire liées aux TMS
Aligné sur la moyenne nationale (88 % en 2024)
Source : CNAMTS 2024
~88 %
Affections psychiques reconnues en MP — évolution 2024
Tendance lourde, particulièrement marquée en commerce
Source : CNAMTS 2024
+9 %
Glissades de plain-pied — incidence en commerce alimentaire
Sur-représentation due au sol mouillé permanent (primeur, fromagerie)
Source : INRS — page métier commerces alimentaires
~25 % des AT
Les indices de fréquence sont calculés à partir des données CNAMTS (régime général). Les commerces alimentaires de proximité relèvent principalement du CTN D (services, commerces et industries de l'alimentation). La méthodologie ne distingue pas finement les sous-classes APE 47.21Z (primeur), 47.29Z (fromagerie, autres). À comparer avec la fiche sinistralité spécifique de votre code APE sur le portail ameli.fr.
Évolution réglementaire

Le DUERP en France,
de 2001 à aujourd'hui.

Comprendre l'évolution du cadre légal aide à anticiper ce qui va changer. Les obligations de 2026 ne sont pas celles de 2001 — voici les jalons à retenir.

2001

Création du Document Unique

Décret n° 2001-1016 — premier texte créant l'obligation de transcrire l'évaluation des risques dans un document unique. Entrée en vigueur 7 novembre 2001.

Décret 2001-1016
2004

Règlement européen 852/2004 — HACCP obligatoire

Le « Paquet Hygiène » européen impose le PMS HACCP à tout exploitant alimentaire. Crée la double obligation DUERP + PMS pour l'épicerie alimentaire.

Règlement CE 852/2004
2008

Intégration des risques psychosociaux

Jurisprudence Cass. soc. — l'évaluation des RPS devient obligatoire dans le DUERP. Particulièrement structurant en commerce alimentaire (charge HACCP, agressions, horaires).

2014

Obligation poignée intérieure chambre froide

Toute chambre froide doit pouvoir être ouverte de l'intérieur (poignée + alerte sonore). Évolution majeure pour la fromagerie, le primeur et la cave à vins.

2021

Conservation 40 ans + portail Internet

Loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail. Conservation portée de durée libre à 40 ans minimum. Entrée en vigueur 31 mars 2022.

Loi 2021-1018
2024

INRS ED 6201 — Travailler en contact avec le public

Refonte complète de la brochure INRS sur les violences externes (juin 2024). Référentiel actualisé pour tous les commerces alimentaires de proximité.

INRS ED 6201
9 spécialités couvertes

Votre activité épicerie,
en détail.

Le référentiel de risques et le formulaire s'adaptent à votre sous-spécialité. Sélectionnez la plus proche pour démarrer un DUERP qui parle vraiment de votre métier.

Épicerie généraliste
Épiceries de quartier, libre-service multi-produits, petites supérettes indépendantes. Code APE 47.11A. Manutention de palettes, station debout caisse, exposition agressions / vol.
ManutentionPosture deboutAgressionsTravail isolé
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Épicerie fine
Épiceries fines, traiteurs sec, produits du terroir, conserveries. Code APE 47.29Z. Manipulation de produits secs allergènes (fruits secs, fromages affinés, charcuteries), conseil prolongé client.
AllergènesCoupuresPosture deboutTMS
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Épicerie bio
Magasins bio, vrac, circuits courts. Code APE 47.29Z et 47.11C. Manutention vrac (sacs 25 kg de céréales/légumineuses), exposition poussières alimentaires, gestion DLC tendue.
Manutention vracPoussièresTMSCharge mentale DLC
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Primeur (fruits & légumes)
Marchands de fruits et légumes en boutique, sur marché ou en livraison. Code APE 47.21Z. Spécificités : démarrage 4-5 h matin (Rungis, MIN), port de cagettes humides, sol mouillé permanent, rotation rapide (fraîcheur).
TMS portGlissadesHoraires matinauxFroid
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Cave à vins
Caves à vins, cavistes indépendants, spiritueux. Code APE 47.25Z. Spécificité : risque CO2 en cave de vinification ou stock vrac (atmosphère confinée — anoxie possible), port de cartons et caisses de bouteilles.
CO2 confinementManutentionCoupures verrePosture debout
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Fromagerie
Fromageries, crémeries, producteurs-affineurs. Code APE 47.29Z. Spécificités : travail en chambre froide positive (+4°C) prolongé, coupure (couteau à fromage, fil), risque biologique fromages au lait cru, manutention de meules (5-40 kg).
Travail froidCoupuresBiologiqueTMS port meules
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Vente à emporter (snacking alimentaire)
Sandwicheries de proximité, food-courts, kiosques snacking. Code APE 47.29Z et 56.10C. Préparations rapides sur place, brûlures, coupures, station debout, pic d'activité midi (RPS).
BrûluresCoupuresRPS pic midiTMS répétitifs
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Marché couvert / étal de marché
Étals fixes en halles couvertes ou marchés municipaux, primeur ambulant, fromager ambulant. Code APE 47.81Z. Démarrage 4 h matin, montage / démontage de l'étal, exposition extérieure (froid, intempéries même couvertes).
Horaires matinauxFroid extérieurManutentionRoutier
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Autre épicerie / alimentaire
Tous autres commerces alimentaires de proximité non listés ci-dessus : poissonnerie de quartier, charcuterie, confiseries, salaison artisanale. Le formulaire DUERP s'adapte à votre code APE 47.2X spécifique.
ManutentionBiologiqueCoupuresFroid
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Générer mon DUERP Épicerie
8 unités de travail à évaluer

Découpez votre établissement
par zone homogène.

Le DUERP doit être structuré par unité de travail (R.4121-1) : ensemble de salariés exposés à des risques similaires, même si leurs postes diffèrent. Voici le découpage recommandé pour épicerie.

Zone vente / surface commerciale

1 gérant + 1-3 vendeurs

Espace public d'exposition et de conseil clients. Mise en rayon, accueil, conseil produits, manipulation denrées. Concentration de risques TMS, biologique, glissades, agressions.

TMSBiologiqueGlissadesAgressionsPosture debout
Caisse

1-2 caissiers

Poste d'encaissement. Station debout prolongée, gestes répétitifs, exposition aux conflits clients, manipulation espèces (risque hold-up en zone urbaine sensible).

Posture deboutTMS poignetAgressionsCharge mentale
Réception / réserve

Tous (accès tournant)

Zone de stockage et de déchargement. Manutention de palettes (transpalette), port de cartons, ouverture cutter, accès quai de livraison. C'est la zone #1 des AT en épicerie.

ManutentionCoupuresRoutier livraisonChutes objets
Chambre froide positive (+0/+8 °C)

Tous (accès tournant)

Stockage frais. Spécifique fromagerie, primeur, charcuterie, cave à vins. Exposition au froid prolongée, sol potentiellement givré, risque enfermement (poignée intérieure obligatoire).

Travail au froidGlissadesTMSBiologique
Chambre froide négative (-18/-25 °C)

Tous (accès limité)

Stockage surgelés. Limitation à 30 min consécutives recommandée (INRS). Vêtements isolants obligatoires fournis par l'employeur. Risque enfermement avec hypothermie rapide.

Travail au froid extrêmeHypothermieTMSGlissades
Atelier découpe (fromagerie / charcuterie)

1-2 spécialistes

Espace de découpe et préparation. Coupures (couteau, fil à fromage, trancheuse), risque biologique fort (denrées crues), exposition produits HACCP. Posture debout devant plan de travail.

CoupuresBiologiqueChimique HACCPPosture debout
Étal de marché / extérieur

1-3 (selon volume)

Zone de vente extérieure. Démarrage 4-5 h matin, montage / démontage de l'étal (manutention répétée), exposition climatique (froid, intempéries), routier (camionnette).

Horaires matinauxManutentionRoutierFroid extérieur
Bureau / back-office

1 gérant

Espace administratif. Gestion HACCP (relevés température 2× / jour), commandes, comptabilité, traçabilité lots. Travail sur écran, charge mentale élevée.

TMS écranCharge mentale HACCPSédentaritéRPS

Bonne pratique. Si deux unités de votre établissement présentent des risques très différents (ex: cuisine vs administration), créez deux unités distinctes. Si elles partagent les mêmes risques (ex: bar et salle dans un café-bar), regroupez-les. Le formulaire Duerp Express vous guide dans ce découpage.

14 risques identifiés

Tous les risques
épicerie — sourcés INRS.

Inventaire complet basé sur les fiches officielles INRS et le retour terrain de nos utilisateurs. Chaque risque est documenté avec sa référence ED.

Risques critiques6

Manutention de charges — palettes, cartons, cagettes

Réception de palettes (caisses de bouteilles à 18-20 kg, sacs de farine bio à 25 kg, cartons de fruits frais à 8-15 kg humides), mise en rayon, port de meules de fromage (5 à 40 kg pour les très grandes), démontage / remontage d'étal de marché. La manutention est la 1re cause d'AT en épicerie. Les TMS représentent ~88 % des MP reconnues (CNAMTS 2024) et le tableau MP 98 (rachis lombaire — port de charges) est le plus fréquent. Mesures : transpalette manuel ou électrique en réception, diables et chariots, fractionnement des arrivages, formation gestes & postures (financée OPCO), pas de port en force au-dessus de 25 kg seul (recommandation INRS, R.4541-9 limite à 55 kg en port habituel).

Source : INRS ED 6259 + Tableaux MP 57 et 98

Travail au froid — chambre froide, vitrine réfrigérée

Chambre froide positive (+0/+8 °C — fromagerie, primeur, charcuterie), chambre froide négative (-18/-25 °C — surgelés, glaces), vitrine réfrigérée (caissier exposé en continu sur tronc/mains), travail à l'étal de primeur extérieur. Risques : hypothermie sur exposition prolongée, troubles musculo-squelettiques aggravés par la rigidité musculaire, glissades sur sol givré, syndrome de Raynaud chez les exposés chroniques. Mesures : limitation à 30 min consécutives en chambre négative (recommandation INRS), vêtements isolants fournis (manteau, gants, bonnet), alternance avec poste au chaud, dispositif d'alerte en cas d'enfermement (poignée intérieure obligatoire sur toute chambre froide depuis 2014), zone de réchauffement / pause distincte.

Source : INRS — dossier Travail au froid

Station debout prolongée — caisse et accueil

Le caissier d'épicerie passe en moyenne 6 à 8 h debout par poste, sans possibilité de s'asseoir dans la majorité des magasins. Conséquences : douleurs lombaires, troubles veineux (jambes lourdes, varices), fatigue posturale chronique. Le Code du travail (Article R.4225-5) impose à l'employeur de mettre à disposition des sièges « lorsque l'exécution du travail est compatible avec la station assise ». Le tabouret de caisse haut (assis-debout) est conforme. Mesures : tapis ergonomique anti-fatigue en zone caisse, tabouret assis-debout fourni, pauses programmées toutes les 2 h, rotation avec un poste assis (étiquetage, back-office), chaussures fermées à semelle souple recommandées.

Source : INRS — dossier postures + Article R.4225-5

Risques biologiques — denrées crues, lait cru, légumes terreux

Manipulation de fromages au lait cru (Listeria monocytogenes, E. coli, Brucella — tableau MP 88 zoonoses), charcuteries fraîches (Salmonella), poissonnerie (Listeria, Vibrio), fruits et légumes terreux (Toxoplasma, parasites). Risque accru pour les femmes enceintes et les salariés immunodéprimés. Le PMS HACCP (Règlement CE 852/2004) est obligatoire et ne se substitue PAS au DUERP — il protège les clients, pas les salariés. Mesures : gants à usage unique pour la manipulation crue, marche en avant du chaud vers le froid (pas de croisement), contrôle des températures (4 °C / -18 °C) consigné dans le PMS, formation hygiène alimentaire obligatoire pour au moins un salarié de l'établissement (12 h chez OF agréé), médecine du travail à l'embauche pour les postes manipulation crue, vaccination conseillée selon poste (hépatite A en poissonnerie / vente vrac).

Source : INRS ED 5004 + Règlement CE 852/2004 + Tableau MP 88

Coupures — couteaux, fil à fromage, scie, cutter

Couteaux de découpe fromage (lames longues, parage), fil à fromage (coupe nette mais doigts à proximité), trancheuse à jambon (cause #1 d'amputations en épicerie / charcuterie), scie à viande, sécateur en primeur, cutter pour cartons fournisseurs, verre cassé en cave à vins (manipulation bouteilles fragiles). Mesures : gants anti-coupure niveau B (norme EN 388 4543) pour la découpe, affûtage régulier des lames (un couteau émoussé glisse davantage), pousse-produit systématique sur trancheuse à jambon (jamais avec les doigts), arrêt + consignation avant nettoyage trancheuse, formation à chaque nouvelle machine consignée par écrit, balayage immédiat du verre brisé.

Source : INRS ED 6501 + ED 4452

Chutes de plain-pied — sol mouillé permanent

Eau et résidus de fruits/légumes au sol en primeur (sol mouillé en continu pendant le service), eau de fonte en chambre froide, sol gras en fromagerie / charcuterie, déchets organiques mal balayés. Les chutes de plain-pied sont la 2e cause d'AT avec arrêt tous secteurs (>100 000 cas/an INRS), particulièrement présentes en commerce alimentaire à cause de l'humidité permanente. Mesures : chaussures de sécurité norme SRC obligatoires (Slip Resistance Ceramic), nettoyage immédiat des liquides, signalétique « sol glissant » pendant nettoyage, balayage régulier en primeur (toutes les 2 h en pic), tapis antidérapants en zone fromagerie, sol carrelé à grain antidérapant lors des aménagements.

Source : INRS — dossier chutes plain-pied

Risques importants4

Agressions, incivilités et hold-up

Manipulation d'espèces (épicerie de quartier — caisse à vue, peu sécurisée), tabac intégré dans certaines épiceries de quartier (forte tentation hold-up), clientèle parfois alcoolisée fin de soirée, agressions verbales sur DLC ou prix. La brochure INRS ED 6201 (juin 2024) « Travailler en contact avec le public » est la référence. Mesures : caisse sécurisée avec dépôt fréquent (limite d'espèces affichée), bouton d'alarme silencieux, vidéosurveillance déclarée CNIL, jamais en service seul après 21 h en zone à risque, formation au désamorçage verbal, procédure écrite hold-up, fermeture sécurisée (porte fermée à clé pour les opérations en arrière-boutique seul·e).

Source : INRS ED 6201 (2024)

Risques chimiques — désinfectants HACCP, nettoyants

Désinfectants HACCP haute concentration (chlorés, peracétiques pour les surfaces alimentaires), détergents alcalins (dégraissants chambre froide, vitrine réfrigérée), produits de nettoyage des sols, ammoniaque pour les vitrines. Risques : irritants (yeux, peau), allergies cutanées (eczéma de contact MP 65), brûlures chimiques par mélange accidentel. La FDS (Fiche de Données de Sécurité) est obligatoire pour chaque produit (R.4624-2). Mesures : gants nitrile pour le nettoyage, lunettes pour le dégraissage chambre froide, étiquetage CLP visible, ne JAMAIS mélanger eau de Javel + acide (chlore gazeux), local de stockage produits ventilé, substitution préférentielle vers produits enzymatiques quand possible.

Source : INRS ED 6164 + Règlement CLP

Travail isolé — épicerie de quartier, fermeture

Beaucoup d'épiceries de proximité fonctionnent avec un·e salarié·e seul·e en boutique aux heures creuses, en début / fin de service, ou pendant les pauses du gérant. Le travail isolé n'est pas interdit mais l'employeur doit prévoir un dispositif d'alerte (Code du travail L.4121-1). Mesures : DATI (Dispositif d'Alarme du Travailleur Isolé) — bracelet ou badge avec bouton SOS, téléphone professionnel toujours accessible, procédure de check-in régulier (appel toutes les 2 h en zone sensible), porte fermée en arrière-boutique, jamais d'ouverture / fermeture seul·e en zone urbaine sensible, formation au geste de protection en cas d'agression.

Source : INRS ED 985 — Travail isolé

Risque routier — livraisons, marché, MIN

Livraisons clients (paniers, primeur livraison à domicile), trajet quotidien au MIN ou à Rungis pour le primeur (4 h matin), montage / démontage d'étal de marché (camionnette utilitaire chargée), tournée fournisseurs ferme directe (épicerie bio circuits courts). Le risque routier est la 1re cause de décès au travail tous secteurs. Le démarrage 4-5 h matin du primeur est aggravant (vigilance réduite). Mesures : vérification du permis et de l'assurance professionnelle à l'embauche, formation à la conduite préventive (financée OPCO), respect du temps de repos minimum 11 h (Code du travail), pas de pression sur les délais, GPS vocal, véhicule entretenu (R.4321-1), assurance pro adaptée.

Source : INRS ED 6306 + ED 6450

Risques à surveiller4

Risques électriques — équipements humides

Vitrine réfrigérée, chambre froide, chambre négative (surgelés), trancheuse, balance électronique, terminal carte bancaire. Tout équipement électrique en environnement humide ET froid voit son isolation se dégrader plus vite qu'ailleurs (condensation). Mesures : vérification annuelle obligatoire par organisme agréé (Article R.4226-16), prises avec disjoncteur différentiel 30 mA, habilitation BS pour les remplacements ampoules / fusibles par un salarié formé, ne jamais faire intervenir un vendeur non habilité sur un défaut électrique, registre de sécurité électrique tenu à jour, dégivrage régulier des chambres froides (l'eau de fonte sur câbles est un facteur de défaut).

Source : INRS ED 6127 + R.4226

Charge mentale — DLC, stock, HACCP, conseil

L'épicier·e gère simultanément : DLC (date limite de consommation — démarque si raté), HACCP (relevés température 2× / jour, traçabilité lots), conseil clientèle (allergènes, origine, recettes), gestion stock (ruptures fréquentes en bio / vrac), encaissement, anti-vol. Cette polyvalence sur produits périssables génère une charge mentale plus élevée qu'en commerce non alimentaire. Mesures : procédures écrites HACCP affichées (gain de temps + sécurité juridique), pause cognitive de 10 min toutes les 4 h, séparation possible caisse / conseil quand l'effectif le permet, fiche d'allergènes accessible en zone vente, formation hygiène alimentaire OBLIGATOIRE pour 1 salarié au moins de l'établissement (12 h, OF agréé).

Source : INRS — dossier charge mentale + Règlement CE 852/2004

Allergènes professionnels — fruits secs, fromages, farines

Exposition cumulée et inhalée aux fruits secs et oléagineux en épicerie fine / bio (poussières d'amandes, noisettes, arachides — sensibilisations possibles), poussières de farines en vrac bio (asthme du boulanger MP 66 si exposition prolongée), moisissures de fromagerie (Penicillium roqueforti, candidum — sensibilisations respiratoires), pollens manipulés en primeur (fruits avec peau). Les sensibilisations professionnelles aux denrées (rhinites, asthmes, eczémas — MP 65 et 66) sont sous-déclarées en commerce alimentaire. Mesures : aspiration localisée si exposition vrac importante, gants imperméables pour la manipulation prolongée, surveillance médicale renforcée pour les antécédents allergiques, signalement médecine du travail au moindre symptôme respiratoire ou cutané, fiche d'exposition individuelle pour chaque salarié exposé.

Source : INRS ED 6018 + Tableaux MP 65 et 66

Horaires atypiques — primeur, marché, MIN

Démarrage 4-5 h matin pour le primeur (achat MIN ou Rungis), 5-6 h pour le marché couvert / forain (montage de l'étal), travail dimanche en zones touristiques (DGT autorisation), heures de soirée en épicerie de quartier (parfois 22 h). La désynchronisation circadienne augmente les troubles du sommeil, les maladies cardiovasculaires (étude ANSES 2016) et les cancers (classement IARC 2A pour le travail de nuit > 270 nuits/an). Mesures : amplitude max 13 h (Code travail), repos minimum 11 h consécutives, suivi médecine du travail spécifique pour les > 270 nuits/an, anticipation des plannings (≥ 7 jours), pause repas obligatoire 6 h après prise de poste.

Source : INRS ED 6299 + Code travail L.3122
Référentiel de génération — 76 risques publiés

Les risques épicerie
couverts par notre référentiel.

Chaque risque ci-dessous est une entrée publiée de notre base documentaire : décrite, associée à des mesures de prévention et validée humainement avant publication. C'est ce référentiel versionné qui alimente la génération de votre document — rien n'est improvisé au moment de la commande.

Gestes, postures et manutention (TMS)11

Chutes d'objets stockés et effondrement de rayonnages

Chute d'objets stockés en hauteur, effondrement de piles ou de rayonnages surchargés, heurts lors du déstockage. Concerne réserves, arrière-boutiques, ateliers et archives de bureaux, dans tous les secteurs d'activité.

  • OrganisationStocker les charges lourdes en bas, limiter les hauteurs de piles, respecter les charges maximales admissibles
  • Prévention collectiveFixer les rayonnages au sol ou au mur, remplacer les éléments déformés, afficher les charges admissibles (INRS ED 6468)
  • OrganisationVérifier périodiquement l'état des rayonnages et maintenir les allées dégagées
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Lombalgies et douleurs dorsales liées à la station debout prolongée

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4225-5

  • Prévention collectiveMettre à disposition un siège assis-debout
  • Prévention collectiveInstaller des tapis anti-fatigue aux postes fixes
  • Protection individuelleEncourager le port de chaussures adaptées
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Lombalgies liées à la manutention manuelle de marchandises

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4541-1 à R. 4541-11

  • FormationFormer aux gestes et postures (PRAP)
  • Prévention collectiveLimiter le poids des colis à 15 kg (femmes) / 25 kg (hommes)
  • Prévention collectiveFournir transpalettes, diables et chariots
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Manutention et mise en rayon : port de charges et gestes répétitifs

Réception des livraisons, mise en rayon et réassort : port répété de cartons, postures contraignantes (accroupi, bras levés), gestes répétitifs en caisse.

  • Prévention collectiveTranspalettes, chariots et échelles de rayonnage adaptés (éviter la manutention manuelle, art. R4541-3)
  • OrganisationStocker les produits lourds à hauteur de hanche et fractionner le réassort
  • FormationFormation gestes et postures à la réception et à la mise en rayon
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Manutention manuelle de charges

Port, levage et déplacement manuels de charges (livraisons, cartons, mobilier, équipements) sollicitant le dos et les membres supérieurs, aggravés quand la charge est lourde, encombrante ou saisie en posture défavorable.

  • OrganisationÉviter la manutention manuelle : mécaniser ou organiser les flux pour limiter les ports de charges (art. R4541-3)
  • Prévention collectiveMettre à disposition des aides techniques : diables, chariots, transpalettes, tables à hauteur réglable
  • OrganisationFractionner les charges, limiter les distances de port, stocker les charges lourdes à hauteur de hanche
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Manutention mécanique (transpalettes, chariots, diables)

Risques liés aux aides mécaniques à la manutention : heurts de personnes, écrasement des pieds ou des mains, renversement de la charge ou de l'équipement, perte de contrôle dans les pentes, sur quais ou sols dégradés.

  • OrganisationChoisir des équipements adaptés aux charges et aux sols et les vérifier périodiquement (art. R4321-1)
  • Prévention collectiveSéparer les flux piétons/engins et maintenir les allées de circulation dégagées
  • OrganisationStabiliser et limiter les charges pour conserver visibilité et contrôle
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Port répété de cagettes et réassort des étals de fruits et légumes

Réassort quotidien des étals de fruits et légumes : port répété de cagettes instables à la préhension difficile, flexions au-dessus des étals bas, rotation des produits et tri effectués en posture penchée prolongée.

  • OrganisationFractionner le réassort et limiter les hauteurs d'empilement des cagettes
  • Prévention collectiveDiable ou chariot dédié entre réserve et étal, étals rehaussés quand c'est possible (éviter la manutention manuelle, art. R4541-3)
  • Protection individuelleGants de manutention avec grip pour la saisie des cagettes
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Postures contraignantes, gestes répétitifs et travail statique

Troubles musculosquelettiques liés aux postures prolongées ou contraignantes (debout, penché, accroupi, bras levés), aux gestes répétitifs et au travail statique, quel que soit le poste : atelier, comptoir, caisse ou bureau.

  • OrganisationAménager les postes (hauteur de travail, accessibilité des outils) pour limiter les postures contraignantes
  • OrganisationAlterner les tâches et organiser des pauses pour réduire la répétitivité
  • Prévention collectiveÉquipements réglables : sièges adaptés, tapis anti-fatigue, plans de travail ajustables
  • + 1 autres mesures dans le document généré

+ 3 autres risques de cette famille, couverts dans le document généré.

Chutes (plain-pied, hauteur, objets)8

Caves, réserves exiguës et trappes de livraison en sous-sol

Stockage en cave ou réserve exiguë accessible par un escalier raide ou une trappe de trottoir : chutes dans l'escalier avec charge, chute d'une personne dans la trappe ouverte, allées encombrées et éclairage insuffisant en sous-sol.

  • OrganisationLimiter les ports de charge dans l'escalier : rotations fortes stockées au rez-de-chaussée, livraison directe en cave quand possible
  • OrganisationMaintenir les allées de réserve dégagées et des hauteurs de stockage raisonnables
  • Prévention collectiveBaliser et protéger la trappe ouverte en permanence (garde-corps, présence dédiée)
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Chutes d'objets depuis les rayonnages ou stockages en hauteur

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4224-1

  • Prévention collectiveFixer les rayonnages au mur
  • Prévention collectiveRespecter les charges maximales des étagères
  • Prévention collectiveStocker les objets lourds en bas
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Chutes de hauteur (escabeaux, échelles, mezzanines, zones en élévation)

Chutes lors de travaux ou d'accès en élévation, même à faible hauteur : escabeaux, échelles, marchepieds, mezzanines de stockage, quais ou toitures. Deuxième cause d'accidents mortels du travail après le risque routier.

  • OrganisationSupprimer le travail en hauteur quand c'est possible (stockage à hauteur d'homme, outils à perche)
  • Prévention collectivePrivilégier les protections collectives : garde-corps, plateformes sécurisées, plan de travail conforme (art. R4323-58)
  • Prévention collectiveVérifier périodiquement escabeaux et échelles et retirer immédiatement le matériel défectueux
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Chutes de hauteur lors de l'utilisation d'escabeaux ou échelles

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4323-58 à R. 4323-88

  • Prévention collectiveFournir des escabeaux normalisés et stables
  • FormationFormer à l'utilisation correcte des escabeaux
  • Prévention collectiveVérifier régulièrement l'état du matériel
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Chutes de plain-pied (glissades, trébuchements, faux pas)

Glissades, trébuchements et pertes d'équilibre lors des déplacements dans les locaux ou aux abords : sols glissants ou dégradés, encombrement, dénivelés, éclairage insuffisant. Risque présent dans tous les secteurs d'activité.

  • OrganisationMaintenir les circulations dégagées et ranger au fur et à mesure (zéro encombrement au sol)
  • Prévention collectiveRevêtements de sol antidérapants, réparation rapide des sols dégradés, câbles cheminés hors des passages
  • Prévention collectiveÉclairer correctement les zones de passage et signaler les sols mouillés pendant le nettoyage
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Chutes de plain-pied dans le magasin et la réserve

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4224-1 à R. 4224-17

  • Prévention collectiveMaintenir les allées dégagées
  • Prévention collectiveNettoyer immédiatement les produits renversés
  • Prévention collectiveSignaler les zones mouillées
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Chutes de plain-pied en surface de vente et en réserve

Glissades et trébuchements sur sols encombrés (cartons, films plastiques), sols mouillés (entrée par temps de pluie, casse de produits) et allées de réserve étroites.

  • Prévention collectiveAllées dégagées, éclairage suffisant et revêtements antidérapants aux zones à risque
  • OrganisationNettoyage immédiat des casses/renversements et évacuation régulière des emballages
  • Protection individuelleChaussures antidérapantes pour le personnel de réserve
Sols humides et souillés des zones alimentaires (fruits et légumes, glace, brumisation)

Zones alimentaires générant des sols glissants en continu : débris de végétaux, eau de brumisation des étals, glace fondue, casse de bocaux et fuites des meubles froids, dans des allées étroites parcourues toute la journée.

  • OrganisationRamassage immédiat des débris et casses, nettoyage planifié des zones humides plusieurs fois par jour
  • Prévention collectiveSols antidérapants ou caillebotis aux zones les plus exposées et maintenance des meubles froids (fuites)
  • Prévention collectiveSignalisation temporaire pendant les nettoyages et après une casse
  • + 1 autres mesures dans le document généré

Organisation et conditions de travail7

Co-activité et interventions d'entreprises extérieures

Présence simultanée de salariés de plusieurs entreprises (prestataires, artisans, livreurs, maintenance) : risques mutuels mal connus, interférences d'activités, coordination absente. Les employeurs doivent coopérer (art. L4121-5).

  • OrganisationCoordonner la prévention avec les entreprises intervenantes (art. L4121-5) et échanger sur les risques mutuels
  • OrganisationPlanifier les interventions (horaires, zones balisées) pour limiter les interférences
  • OrganisationAccueillir chaque intervenant : consignes du site, risques, moyens d'urgence
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Défaut d'accueil et de formation à la sécurité (nouveaux, intérimaires, saisonniers)

Salariés nouveaux, intérimaires ou saisonniers exposés faute d'accueil sécurité structuré : méconnaissance des risques, des consignes et des équipements. Les nouveaux arrivants sont surreprésentés dans les accidents du travail.

  • OrganisationOrganiser une formation pratique à la sécurité pour chaque nouvel arrivant, y compris intérimaires (art. L4141-2)
  • OrganisationFormaliser un livret ou une check-list d'accueil sécurité par poste
  • OrganisationDésigner un tuteur référent pour les premiers jours
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Horaires atypiques : travail de nuit, week-ends, coupures, grandes amplitudes

Horaires décalés, travail de nuit ou de week-end, coupures et amplitudes longues : dette de sommeil, désynchronisation biologique, risques cardiovasculaires et accidentels accrus, vie sociale et familiale dégradée.

  • OrganisationLimiter le recours au travail de nuit à ce qui est nécessaire (art. L3122-1) et plafonner les nuits consécutives
  • OrganisationÉtablir des plannings prévisibles et respecter strictement repos quotidiens et hebdomadaires
  • Prévention collectiveSuivi individuel renforcé des travailleurs de nuit par le service de prévention et de santé au travail
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Organisation des premiers secours et des situations d'urgence

Défaut d'organisation face à une urgence (accident, malaise, incendie) : matériel de premiers secours absent, personnel non formé, consignes inexistantes. Aggrave les conséquences de tout accident, quel que soit le secteur.

  • OrganisationÉquiper les lieux de travail d'un matériel de premiers secours adapté et accessible (art. R4224-14)
  • OrganisationFormer des sauveteurs secouristes du travail en nombre suffisant et maintenir leurs recyclages
  • Prévention collectiveAfficher les consignes d'urgence et les numéros utiles ; définir qui alerte et comment
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Risques liés au travail isolé

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4512-13

  • Prévention collectiveÉquiper les travailleurs isolés d'un PTI (Protection Travailleur Isolé)
  • Prévention collectiveMettre en place des appels de contrôle réguliers
  • Prévention collectiveLimiter les situations de travail isolé
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Risques liés aux horaires décalés et au travail du dimanche

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail L. 3132-1, L. 3132-3

  • Prévention collectiveRespecter les temps de repos légaux
  • Prévention collectiveÉtablir des plannings prévisibles
  • Prévention collectiveCompenser le travail du dimanche
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Travail isolé (hors de vue et hors de portée de voix)

Situations où un salarié travaille seul, hors de vue et de portée de voix : ouverture ou fermeture, entretien, livraisons, horaires décalés. L'isolement aggrave toute urgence : accident, malaise, agression.

  • OrganisationLimiter les situations d'isolement : binômes sur les tâches à risque, horaires ajustés
  • OrganisationMettre en place un suivi : appels planifiés, signalement d'arrivée et de départ
  • Protection individuelleDispositif d'alarme du travailleur isolé (DATI) ou téléphone avec procédure d'alerte définie
  • + 1 autres mesures dans le document généré

Risques psychosociaux et agressions7

Addictions : alcool, cannabis et autres substances psychoactives, médicaments

Consommation de substances psychoactives (alcool, drogues, médicaments) avant ou pendant le travail : baisse de vigilance, comportements à risque, accidents. L'alcool sur le lieu de travail est strictement encadré (art. R4228-20).

  • OrganisationEncadrer l'alcool sur le lieu de travail dans le règlement intérieur, conformément à l'art. R4228-20
  • OrganisationEncadrer les pots (boissons non alcoolisées systématiques) et interdire l'alcool aux postes de sécurité
  • Prévention collectiveDéfinir une procédure en cas de trouble manifeste (retrait du poste, accompagnement) avec le service de santé au travail
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Agressions verbales ou physiques par des clients

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail L. 4121-1

  • FormationFormer le personnel à la gestion des conflits
  • OrganisationÉtablir des procédures d'escalade vers le responsable
  • OrganisationAfficher les conditions de vente clairement
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Braquage et vol à main armée

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail L. 4121-1, L. 4121-2

  • Prévention collectiveLimiter les espèces en caisse (fonds de caisse réduit)
  • Prévention collectiveInstaller un coffre-fort avec temporisation
  • Prévention collectiveMettre en place vidéosurveillance et alarme
  • + 3 autres mesures dans le document généré
Harcèlement moral et violences internes

Agissements hostiles répétés entre membres de l'entreprise : harcèlement moral, brimades, mise à l'écart, conflits exacerbés, violences verbales ou physiques internes. L'employeur doit prévenir ces agissements (art. L1152-1).

  • OrganisationAfficher l'interdiction du harcèlement moral et mettre en place une procédure de signalement et de traitement
  • OrganisationRéguler les conflits tôt (médiation, entretiens) sans laisser les situations se dégrader
  • FormationFormer l'encadrement à la prévention du harcèlement et aux pratiques managériales respectueuses
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Harcèlement sexuel et agissements sexistes

Propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste subis au travail, de collègues, de la hiérarchie ou de tiers : atteinte à la dignité, environnement intimidant ou offensant. Interdits par le Code du travail (art. L1153-1).

  • OrganisationAfficher les textes et sanctions et désigner le référent harcèlement sexuel lorsque requis
  • OrganisationMettre en place un circuit de signalement confidentiel et traiter chaque signalement (enquête, mesures)
  • FormationSensibiliser l'ensemble du personnel aux agissements sexistes et au harcèlement sexuel
  • + 1 autres mesures dans le document généré
RPS : surcharge de travail, pression temporelle et manque d'autonomie

Stress chronique lié à l'organisation du travail : surcharge ou sous-charge, pression temporelle, objectifs flous ou contradictoires, manque d'autonomie et de reconnaissance, exigences émotionnelles du contact client.

  • OrganisationÉvaluer et réguler la charge de travail, anticiper les pics d'activité
  • OrganisationClarifier rôles, objectifs et priorités de chacun
  • Prévention collectiveEspaces de discussion réguliers sur le travail réel et remontée des difficultés
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Vol à l'étalage et interpellation de voleurs

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code pénal - Légitime défense limitée

  • Prévention collectiveInterdire au personnel d'interpeller physiquement les voleurs
  • Prévention collectiveInstaller un système antivol (portiques, étiquettes)
  • Prévention collectiveFaire appel aux forces de l'ordre
  • + 2 autres mesures dans le document généré

Ambiances thermiques et rayonnements5

Chambres froides et meubles frigorifiques : interventions, enfermement et fluides frigorigènes

Interventions dans la chambre froide et sur les meubles frigorifiques : rangements prolongés au froid, risque d'enfermement, sols glissants par givre ou condensats et fuite de fluide frigorigène dans un local confiné.

  • OrganisationLimiter la durée des interventions au froid et planifier la maintenance frigorifique (recherche de fuites, dégivrage)
  • Prévention collectiveVérifier périodiquement l'ouverture de secours intérieure et l'alarme de la chambre froide (essai documenté)
  • Prévention collectiveTraiter givre et condensats et maintenir un sol antidérapant propre
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Inconfort thermique et exposition au froid (chambres froides, courants d'air)

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4223-13

  • Prévention collectiveLimiter le temps passé en chambre froide
  • Protection individuelleFournir des vêtements adaptés au froid
  • Prévention collectiveInstaller un sas d'entrée ou rideau d'air
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Points chauds : four, rôtissoire et risque de brûlure

Points chauds de l'épicerie (four à pain, rôtissoire, plaques de snacking) : brûlures aux mains et aux avant-bras lors des enfournements, de la manipulation des broches et des jus brûlants, ou du nettoyage d'équipements encore chauds.

  • OrganisationPlanifier cuissons et nettoyage équipements refroidis, avec dégraissage régulier (prévention incendie)
  • Prévention collectiveZone point chaud dégagée, surfaces de dépose à proximité et maintenance des équipements
  • Prévention collectiveExtincteur adapté à proximité du point chaud
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Travail au froid (extérieur hivernal, locaux ou zones froides)

Exposition au froid en extérieur l'hiver ou dans des zones froides (réserves, chambres froides, entrepôts) : inconfort, engourdissement, perte de dextérité, hypothermie, aggravation des TMS et du risque de glissade.

  • OrganisationLimiter la durée des expositions au froid et organiser des pauses en zone chauffée
  • Prévention collectiveChauffer les locaux de travail et mettre à disposition des boissons chaudes
  • Protection individuelleVêtements chauds multicouches, gants et chaussures adaptés
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Travail à la chaleur (canicule, sources de chaleur)

Exposition à de fortes chaleurs en été (canicule), en extérieur ou près de sources de chaleur : inconfort, déshydratation, épuisement, coup de chaleur potentiellement mortel, baisse de vigilance et sur-accidents.

  • OrganisationAdapter horaires et cadences en période de forte chaleur, prévoir des pauses en zone fraîche
  • Prévention collectiveEau fraîche à disposition, ventilation ou rafraîchissement des locaux, occultation solaire
  • Protection individuelleVêtements légers adaptés et protection solaire pour le travail en extérieur
  • + 1 autres mesures dans le document généré

Risque routier et déplacements5

Circulation interne : heurts piétons-véhicules dans et aux abords des locaux

Heurts entre piétons et véhicules ou engins lors des livraisons, sur les parkings et dans les zones de circulation interne : collisions, écrasements, renversements, surtout en marche arrière ou par visibilité réduite.

  • OrganisationAménager les lieux pour une circulation sûre des piétons et des véhicules (art. R4224-3) : plan de circulation, sens uniques
  • Prévention collectiveSéparer physiquement les cheminements piétons des voies de véhicules et marquer les zones dangereuses
  • Prévention collectiveÉclairer les zones de manœuvre et installer miroirs ou avertisseurs aux angles morts
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Collision avec des véhicules de livraison

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4512-6 à R. 4512-15

  • Prévention collectiveDélimiter clairement la zone de livraison
  • Prévention collectiveInterdire l'accès piéton pendant les manœuvres
  • Prévention collectiveÉquiper les véhicules de signaux sonores de recul
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Livraisons à domicile et courses en ville (vélo, scooter, portage)

Livraison de courses à domicile en vélo, scooter ou voiture puis portage jusqu'aux étages : accidents de circulation en ville, chargements instables, sacs lourds dans les escaliers, exposition aux intempéries et aux incivilités.

  • OrganisationPlanifier des tournées réalistes, regrouper les livraisons et proscrire le téléphone en conduite
  • OrganisationLimiter le poids des sacs et fractionner les commandes volumineuses
  • Prévention collectiveVéhicules et vélos entretenus, équipés pour arrimer les charges (caisses, sangles) ; diable ou chariot pliable pour le portage
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Risque routier en mission (déplacements professionnels)

Accidents de la route lors des déplacements professionnels : livraisons, rendez-vous clients, interventions, trajets entre sites. Le risque routier est la première cause de mortalité au travail, quel que soit le véhicule.

  • OrganisationRéduire les déplacements (visio, regroupement des tournées) et planifier des temps de trajet réalistes
  • OrganisationProtocole de communication : aucun appel au volant, traitement des messages à l'arrêt
  • Prévention collectiveEntretenir les véhicules et équiper les utilitaires (cloison de séparation, dispositifs d'arrimage)
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Risque trajet domicile-travail

Accidents de trajet entre le domicile et le lieu de travail, tous modes confondus (voiture, deux-roues, vélo, marche). Risque universel, aggravé par la fatigue, les horaires décalés et les conditions météorologiques.

  • OrganisationLimiter les amplitudes et horaires générateurs de fatigue, éviter les prises de poste précipitées
  • OrganisationFaciliter les mobilités plus sûres : covoiturage organisé, transports en commun
  • OrganisationAssouplir les horaires en cas de conditions exceptionnelles (neige, verglas, canicule)
  • + 1 autres mesures dans le document généré

Incendie et explosion3

Incendie dans le magasin ou la réserve

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4227-1, ERP type M

  • Prévention collectiveInstaller des extincteurs adaptés (ABC)
  • FormationFormer le personnel à l'utilisation des extincteurs
  • OrganisationOrganiser un exercice d'évacuation annuel
  • + 3 autres mesures dans le document généré
Incendie et explosion sur le lieu de travail

Départ de feu ou explosion dans les locaux : sources d'ignition (électricité, flammes, cigarettes), matières combustibles ou inflammables, aérosols et gaz. Conséquences humaines et matérielles potentiellement majeures.

  • OrganisationRéduire les sources d'ignition et séparer les produits inflammables des sources de chaleur
  • Prévention collectiveMoyens d'extinction adaptés, vérifiés annuellement, accessibles et signalés ; alarme audible partout
  • Prévention collectiveMaintenir dégagées les issues de secours et afficher consignes et plans d'évacuation
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Stockage et vente de bouteilles de gaz (butane, propane)

Dépôt de bouteilles de butane ou de propane vendues en épicerie : fuite avec risque d'explosion ou d'incendie en cas de stockage inadapté, manutention de bouteilles lourdes et consignes rarement formalisées en petit commerce.

  • OrganisationLimiter le stock au strict nécessaire et contrôler l'état des bouteilles (fuites, corrosion) à réception puis périodiquement
  • OrganisationDéplacer les bouteilles au diable, jamais en les roulant ni en les portant seul sur la distance
  • Prévention collectiveStocker debout, en extérieur ou en local ventilé, loin de toute source de chaleur, robinets fermés et protégés
  • + 2 autres mesures dans le document généré

Machines, équipements et engins3

Coupures et blessures avec outils à main et objets tranchants

Coupures, piqûres et contusions lors de l'utilisation d'outils à main (cutters, couteaux, ciseaux, tournevis) ou par contact avec des objets tranchants : cartons, cerclages, verre brisé, lames mal rangées.

  • OrganisationChoisir des outils adaptés et sécurisés (cutter à lame rétractable) et remplacer l'outillage endommagé (art. R4321-1)
  • Prévention collectiveRangement sécurisé des outils tranchants (étuis, supports dédiés) et évacuation immédiate du verre brisé
  • Protection individuelleGants anti-coupure pour les tâches exposées
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Machines et équipements de travail (coincement, entraînement, projection)

Risques mécaniques liés aux machines et équipements motorisés : coincement, entraînement, écrasement, cisaillement ou projection lors de l'utilisation, du nettoyage, du déblocage ou de la maintenance des équipements.

  • OrganisationMettre à disposition des équipements conformes, adaptés au travail à réaliser et maintenus en état (art. R4321-1)
  • Prévention collectiveConserver protecteurs et dispositifs de sécurité en place et fonctionnels, arrêt d'urgence accessible
  • OrganisationArrêter et sécuriser (consigner) les machines avant nettoyage, déblocage ou maintenance
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Trancheuse et découpe alimentaire à la coupe (charcuterie, fromage)

Utilisation de la trancheuse, de couteaux et de fils à fromage pour la vente à la coupe : coupures graves au contact de la lame, surtout lors du nettoyage, du démontage ou d'une découpe précipitée en présence du client.

  • OrganisationProcédure de nettoyage : machine arrêtée, lame protégée, gestes hors du fil de la lame
  • OrganisationAffûtage régulier des couteaux et rangement sécurisé (barre aimantée, étuis)
  • Prévention collectiveTrancheuse équipée de ses protecteurs (chariot, poussoir, protège-lame) maintenus en place (équipements conformes, art. R4321-1)
  • + 2 autres mesures dans le document généré

Risques biologiques et hygiène3

Gestion des DLC, des invendus et des denrées altérées

Tri quotidien des dates limites, retrait des invendus et manipulation de denrées altérées : contact avec moisissures et jus de décomposition, coupures sur emballages dégradés et attraction de nuisibles en réserve ou au local déchets.

  • OrganisationProcédure quotidienne de tri des DLC et enlèvement fréquent des invendus (dons, filières dédiées)
  • OrganisationZone dédiée aux retraits, séparée des denrées destinées à la vente
  • Prévention collectiveLocal ou contenants déchets fermés, nettoyés et désinfectés régulièrement, plan de lutte contre les nuisibles
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Gestion et manipulation des déchets

Manipulation et stockage des déchets d'activité : coupures par verre ou métal, piqûres, contact avec des produits souillés, port de sacs et bacs lourds, prolifération microbienne en cas de stockage prolongé.

  • OrganisationTrier à la source : contenants rigides pour le verre et les objets coupants, ne jamais tasser les sacs à la main
  • Prévention collectiveBacs roulants pour éviter le port manuel des sacs (art. R4541-3) et zone déchets dédiée, nettoyée régulièrement
  • Protection individuelleGants de manutention résistants à la perforation pour la manipulation des sacs
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Risque biologique et hygiène (agents infectieux, épidémies)

Exposition à des agents biologiques par contact interhumain, surfaces contaminées ou déchets : infections saisonnières et épidémies, hygiène insuffisante des locaux et sanitaires. Concerne toute activité en équipe ou avec du public.

  • OrganisationNettoyer régulièrement locaux, sanitaires et points de contact ; renforcer en période épidémique
  • Prévention collectiveMettre à disposition savon, essuie-mains à usage unique et solutions hydroalcooliques ; aérer les locaux
  • Protection individuelleGants adaptés pour le nettoyage et la manipulation de déchets
  • + 1 autres mesures dans le document généré

Risques chimiques et poussières3

Dermatoses des mains : lavages fréquents, contact alimentaire et produits d'entretien

Mains sollicitées en continu : lavages répétés imposés par l'hygiène alimentaire, travail à l'humidité et au froid, contact avec fruits, légumes et fromages, produits de nettoyage — terrain favorable aux dermatites d'irritation et d'allergie.

  • OrganisationSubstituer savons et produits d'entretien agressifs par des références moins irritantes
  • Prévention collectivePoints d'eau tempérée avec essuie-mains à usage unique
  • Protection individuelleGants adaptés à chaque tâche (nitrile pour le nettoyage, gants froid pour les étals), portés sur mains sèches
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Exposition aux produits chimiques de nettoyage et d'entretien

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4412-1 à R. 4412-164

  • FormationFormer le personnel à la lecture des FDS
  • Protection individuelleFournir les EPI adaptés (gants, masque si nécessaire)
  • Prévention collectiveInterdire les mélanges de produits
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Produits chimiques courants et produits d'entretien

Exposition aux produits chimiques présents dans toute entreprise : produits de nettoyage et de désinfection, colles, solvants, aérosols. Risques cutanés, respiratoires et oculaires, aggravés par les mélanges accidentels.

  • OrganisationSubstituer les produits dangereux par des produits moins nocifs et limiter le nombre de références
  • OrganisationConserver étiquettes et FDS accessibles, interdire transvasements non étiquetés et mélanges
  • Prévention collectiveStocker dans un local ou une armoire dédié et ventilé, avec rétention si nécessaire
  • + 2 autres mesures dans le document généré

Risque électrique2

Risque électrique (contact, court-circuit, incendie d'origine électrique)

Électrisation, électrocution ou brûlures par contact avec des installations ou équipements électriques défectueux : prises et câbles endommagés, multiprises surchargées, interventions non habilitées, matériel en milieu humide.

  • OrganisationFaire vérifier périodiquement les installations électriques et lever les non-conformités relevées
  • Prévention collectiveMaintenir armoires et coffrets électriques fermés, remplacer immédiatement câbles et prises endommagés
  • OrganisationRéserver toute intervention électrique à du personnel habilité
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Électrisation par contact avec des équipements défectueux

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4226-1 à R. 4226-21

  • Prévention collectiveFaire vérifier les installations électriques annuellement
  • Prévention collectiveRemplacer immédiatement les câbles endommagés
  • Prévention collectiveNe pas surcharger les prises
  • + 2 autres mesures dans le document généré

Bruit et vibrations1

Bruit : exposition prolongée et gêne sonore

Exposition au bruit des équipements, machines ou de l'environnement de travail : atteintes auditives au-delà des seuils réglementaires (80/85 dB(A)) et gêne sonore altérant concentration, communication et vigilance.

  • OrganisationÉvaluer les niveaux d'exposition et privilégier des équipements peu bruyants à l'achat
  • Prévention collectiveTraiter l'acoustique des locaux : matériaux absorbants, capotage des équipements, éloignement des sources
  • Protection individuellePICB (bouchons, casques) fournis dès 80 dB(A), port contrôlé au-delà de 85 dB(A) (art. R4431-2)
  • + 1 autres mesures dans le document généré

Coupures et outils tranchants1

Coupures lors du déballage des marchandises

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4321-1

  • Prévention collectiveFournir des cutters à lame rétractable automatique
  • FormationFormer à l'utilisation correcte des cutters
  • Prévention collectiveCouper en s'éloignant du corps
  • + 2 autres mesures dans le document généré

Travail sur écran et éclairage1

Fatigue visuelle liée à un éclairage inadapté

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4223-1 à R. 4223-12

  • Prévention collectiveAssurer un éclairage minimum de 300 lux en surface de vente
  • Prévention collectiveÉviter les éblouissements directs
  • Prévention collectiveEntretenir régulièrement les luminaires
  • + 1 autres mesures dans le document généré

Autres risques spécifiques du métier16

Accidents liés au manque de formation des nouveaux embauchés

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail L. 4141-1 à L. 4141-4

  • Prévention collectiveÉtablir un parcours d'intégration formalisé
  • FormationFormer systématiquement aux risques du poste
  • Prévention collectiveDésigner un tuteur pour les nouveaux
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Agressions et violences externes (clients, usagers, tiers)

Incivilités, menaces, agressions verbales ou physiques et vols avec violence commis par des personnes extérieures : clients mécontents, usagers, intrus. Concerne tout poste en contact avec le public ou manipulant des valeurs.

  • OrganisationRéduire les facteurs de tension (attente, information des clients) et limiter les espèces en caisse
  • Prévention collectiveAménagement dissuasif : visibilité, éclairage, contrôle d'accès, alarme ou vidéoprotection selon l'activité
  • OrganisationConsignes claires en cas d'agression (ne pas résister, alerter) et déclaration systématique des incidents
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Agressions et violences externes (vols, braquages, incivilités clients)

Exposition du personnel de vente et de caisse aux incivilités, menaces, agressions physiques et braquages, en particulier lors des encaissements, ouvertures/fermetures et périodes de travail isolé.

  • Prévention collectiveAménagement dissuasif : visibilité de la caisse, éclairage, vidéoprotection, coffre à dépôt temporisé
  • OrganisationLimiter les espèces en caisse, protocole ouverture/fermeture à deux, consignes en cas d'agression (ne pas résister)
  • FormationFormer le personnel à la gestion des incivilités et aux conduites à tenir en cas de braquage
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Aération insuffisante et qualité de l'air intérieur

Air intérieur dégradé par une ventilation insuffisante : confinement (CO2), poussières, émissions des produits et équipements, humidité et moisissures. Provoque inconfort, maux de tête, irritations et infections facilitées.

  • OrganisationAérer régulièrement les locaux et maintenir la ventilation en état (entretien, remplacement des filtres)
  • Prévention collectiveCapter les polluants à la source : stockages ventilés, équipements émissifs placés dans des zones aérées
  • OrganisationTraiter les causes d'humidité et éliminer les moisissures
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Dépôt d'espèces et trajets vers la banque

Transport régulier de la recette vers la banque par l'exploitant ou un salarié : trajets prévisibles avec des espèces, risque de vol avec violence après repérage, et pression psychologique liée à la responsabilité des fonds transportés.

  • OrganisationRéduire les espèces : encourager le paiement par carte, plafonner la caisse et déposer plus souvent
  • OrganisationVarier systématiquement horaires et itinéraires des dépôts, de préférence à deux et en journée
  • OrganisationÉtudier la collecte par transporteur de fonds au-delà d'un seuil de recette
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Non-accessibilité aux personnes handicapées (ERP)

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Loi du 11 février 2005, ERP type M

  • Prévention collectiveRéaliser un diagnostic accessibilité
  • Prévention collectiveMettre en conformité selon l'Ad'AP
  • FormationFormer le personnel à l'accueil des PMR
  • + 1 autres mesures dans le document généré
Risques chimiques liés aux produits dangereux vendus (solvants, peintures, phytosanitaires)

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail R. 4412-1, REACH

  • Prévention collectiveStocker dans une zone ventilée et sécurisée
  • Prévention collectiveSéparer les produits incompatibles
  • FormationFormer le personnel aux risques chimiques
  • + 2 autres mesures dans le document généré
Risques de braquage spécifiques aux bijouteries et commerces de valeur

Réf. réglementaire indicative (fichier source, non vérifiée) : Code du travail L. 4121-1

  • Prévention collectiveInstaller des vitrines sécurisées et blindées
  • Prévention collectiveMettre en place un sas d'entrée
  • Prévention collectiveÉquiper d'une alarme reliée aux forces de l'ordre
  • + 3 autres mesures dans le document généré

+ 8 autres risques de cette famille, couverts dans le document généré.

Référentiel epicerie@v12 — publié le 12 juillet 2026 · 76 risques
Sources du référentiel : Légifrance / INRS · INRS - Commerce de détail (ED 6119 · Légifrance / INRS dont OiRA outil73 et ED 925
Cadre légal applicable

Ce que dit le Code du travail
pour épicerie.

Les articles précis qui rendent le DUERP obligatoire et qui s'appliquent spécifiquement à votre activité. Citations vérifiables sur Légifrance.

Article L.4121-1 du Code du travail
L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
En pratique pour épicerie

S'applique à toute épicerie dès le premier salarié (CDI, CDD, étudiant samedi, alternance, salarié de marché). Pas de seuil minimum. La responsabilité est PERSONNELLE de l'employeur — pas transférable au gérant salarié sauf délégation de pouvoir formalisée par écrit (jurisprudence Cass. crim.).

Voir sur legifrance.gouv.fr →
Article L.4121-2 du Code du travail
L'employeur met en œuvre les mesures sur le fondement des principes généraux de prévention : éviter les risques, évaluer ceux qui ne peuvent être évités, combattre les risques à la source...
En pratique pour épicerie

Pour l'épicerie, la hiérarchie de prévention se traduit par : substituer le port manuel par un transpalette électrique > limiter le temps en chambre négative > équiper en EPI (vêtements isolants, gants anti-coupure) > former. Une mesure d'EPI seule (sans suppression du risque amont) est insuffisante.

Voir sur legifrance.gouv.fr →
Article R.4121-1 du Code du travail
L'employeur transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité.
En pratique pour épicerie

Le DUERP doit être un document écrit (papier ou numérique) DISTINCT du PMS HACCP. En cas d'inspection du travail, ne pas pouvoir présenter le DUERP est une infraction. Présenter à la place le PMS (qui couvre les risques alimentaires CLIENTS) ne suffit pas — l'inspecteur veut la pièce qui couvre les risques SALARIÉS.

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Article R.4121-2 du Code du travail
La mise à jour du document unique est réalisée au moins chaque année dans les entreprises d'au moins onze salariés et lors de toute décision d'aménagement modifiant la santé-sécurité.
En pratique pour épicerie

Pour une épicerie ≥ 11 salariés : MAJ annuelle obligatoire + lors de l'achat d'un équipement (chambre froide, trancheuse), l'aménagement d'un nouveau rayon vrac, ou après tout AT. En deçà de 11 salariés, MAJ requise lors de toute décision d'aménagement et après tout AT.

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Article R.4121-4 du Code du travail
Le document unique et ses versions successives sont conservés par l'employeur pendant une durée qui ne peut être inférieure à quarante ans.
En pratique pour épicerie

Conservation 40 ans — la nouveauté majeure de la loi du 2 août 2021. Particulièrement utile en épicerie pour la traçabilité des expositions au froid (chambres froides positives et négatives), aux allergènes (vrac bio), et biologiques (lait cru en fromagerie). Duerp Express archive automatiquement vos versions générées.

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Article R.4225-5 du Code du travail
Des sièges appropriés sont mis à la disposition des travailleurs lorsque l'exécution de leur travail peut être réalisée en position assise.
En pratique pour épicerie

La mise à disposition d'un tabouret en zone caisse est OBLIGATOIRE quand le travail peut être réalisé assis ou en assis-debout. Refuser un tabouret au caissier·e d'épicerie sous prétexte d'« image commerciale » est illégal. Le tabouret-haut assis-debout en caisse satisfait à cette exigence.

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Article R.4541-9 du Code du travail
Lorsque la manutention manuelle ne peut être évitée, notamment en raison de la configuration des lieux, l'employeur prend les mesures pour limiter l'effort physique.
En pratique pour épicerie

Charge maximale de 55 kg en port habituel pour un salarié homme adulte (R.4541-9). En épicerie, ça concerne les sacs de céréales bio (25 kg), les caisses de bouteilles (18-20 kg) — la charge unitaire est sous le seuil mais la fréquence quotidienne génère les TMS. Obligation d'aide à la manutention dès que possible (transpalette, diable).

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Règlement (CE) n° 852/2004 — Hygiène des denrées alimentaires
Les exploitants du secteur alimentaire mettent en place des procédures fondées sur les principes HACCP — Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS).
En pratique pour épicerie

Obligation EUROPÉENNE distincte du DUERP. Le PMS protège les CLIENTS (sécurité sanitaire des aliments), le DUERP protège les SALARIÉS (sécurité au travail). Les deux sont obligatoires en épicerie alimentaire. Erreur fréquente : croire que tenir un PMS suffit. Non — l'inspection du travail demande le DUERP, l'inspection vétérinaire (DDPP) demande le PMS.

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Plan d'actions type

Un plan d'actions
épicerie prêt à utiliser.

Exemples concrets d'actions de prévention par unité de travail. Servira de base à votre propre plan, généré automatiquement par le formulaire.

01

Acquérir un transpalette manuel pour la réception de palettes

Réception / réserve · Immédiat · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Réduit massivement les TMS (88 % des MP épicerie). Coût ~250-400 € pour un transpalette manuel 2,5 t. Indispensable dès qu'on reçoit des palettes complètes (cave, épicerie généraliste, primeur).
Cadre légal : R.4541-9 (limitation effort)
02

Mettre à disposition un tabouret assis-debout en zone caisse

Caisse · Immédiat · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Obligation R.4225-5. Coût 80-150 € (type Salli ou Ergo'). Réduit lombalgies et troubles veineux. Caissier·e libre de l'utiliser ou non, mais l'employeur DOIT le fournir.
Cadre légal : R.4225-5
03

Vérifier la poignée intérieure de chaque chambre froide + dispositif d'alerte

Chambre froide · Sous 30 jours · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Obligation depuis 2014 — toute chambre froide doit pouvoir être ouverte de l'intérieur. Tester mensuellement. Alerte sonore relayée si possible.
Cadre légal : L.4121-1
04

Acheter gants anti-coupure niveau B (norme EN 388 4543) pour la découpe

Vente / découpe · Sous 30 jours · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Réduit les coupures lors de la découpe fromage / charcuterie. Coût ~20 € la paire. ED 6216 INRS le recommande. Ports obligatoire pour la fonction parage.
Cadre légal : R.4321-4
05

Définir et afficher la procédure « que faire en cas d'agression / hold-up »

Caisse / accueil · Sous 30 jours · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Prévention violences externes — recommandation ED 6201 INRS. Affichage non visible du public, en arrière-caisse. Inclut numéro police, geste à adopter, communication post-événement.
Cadre légal : L.4121-1
06

Formation interne « gestes & postures + manutention » — 3 h, financée OPCO

Toute équipe · Sous 60 jours · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Prévention TMS (~88 % des MP). Formation OPCO Akto, EP, ou OCAPIAT — financement intégral pour TPE/PME ≤ 50 salariés. Plan de formation à enregistrer au DUERP.
Cadre légal : L.4121-2
07

Formation Hygiène alimentaire HACCP — 1 salarié minimum (12 h, OF agréé)

Toute équipe en contact denrées · Sous 60 jours · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Obligation Règlement CE 852/2004. Le DUERP doit citer ce risque biologique et la formation associée. Coût 200-450 € chez un OF agréé. Liste DDPP.
Cadre légal : CE 852/2004
08

Mettre à disposition la FDS de chaque produit chimique (HACCP, entretien)

Tous postes · Sous 90 jours · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Obligation R.4624-2. Les FDS doivent être physiquement accessibles aux salariés (classeur dédié ou intranet selon taille équipe).
Cadre légal : R.4624-2
09

Procédure de limitation à 30 min consécutives + vêtements isolants fournis

Chambre froide négative · Sous 6 mois · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Recommandation INRS — exposition prolongée au froid négatif. Vêtements isolants à la charge employeur (R.4321-1). Suivi de l'exposition via fiche individuelle.
Cadre légal : R.4321-1
10

Vérification électrique annuelle par organisme agréé

Tous postes · Sous 12 mois · Responsable : Gérant

Pourquoi ? R.4226-16 — vérification périodique obligatoire. Particulièrement critique en épicerie (chambres froides, vitrines réfrigérées humides). Coût ~250-400 €.
Cadre légal : R.4226-16
11

Mise à jour annuelle du DUERP — obligatoire si ≥ 11 salariés

Tous services · Annuelle · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Sans MAJ annuelle le document est juridiquement caduc. Le rappel email Duerp Express vous prévient 30 jours avant l'échéance.
Cadre légal : R.4121-2
12

MAJ du DUERP après chaque AT, embauche, changement d'équipement

Tous postes · Sur événement · Responsable : Gérant

Pourquoi ? Obligation légale. Un AT non documenté dans le DUERP révisé = élément à charge en faute inexcusable de l'employeur (jurisprudence Cass. soc.).
Cadre légal : R.4121-2
Comparatif neutre

Toutes les options
du marché épicerie.

Comparaison honnête des solutions disponibles pour générer votre DUERP. Aucune option n'est universellement meilleure — chacune a son contexte.

Solution
Prix
Délai
Métier
MAJ annuelle
Notre note
Modèle Word téléchargé gratuit
0 €
8-20 h de travail
Faible
Non incluse
Faisable en théorie. En pratique : peu adapté à votre métier, risque réel d'erreurs et de remise en cause par l'inspection. La majorité des DUERP « trouvés sur Internet » ne mentionnent pas le travail au froid ni le risque biologique HACCP — deux risques majeurs en épicerie.
Expert-comptable
500-900 €
2-4 semaines
Faible
Payante
Document standard, peu de personnalisation métier. Votre EC connaît votre comptabilité, pas vos chambres froides ni votre PMS HACCP. La MAJ annuelle est facturée à part. Confond souvent DUERP et PMS — deux documents distincts.
Cabinet conseil HSE
1 500-3 000 €
4-8 semaines
Profonde
Payante
Audit terrain + document sur mesure. Excellente qualité, prix justifié pour les ≥ 50 salariés ou les épiceries à fort enjeu (fromagerie au lait cru, multi-sites). Surdimensionné pour une épicerie de 3 salariés.
Duerp Express (nous)
49 € (paiement unique)
5-10 min
Profonde
Incluse
Référentiel INRS ED 925 + ED 6401 + ED 5004 + ED 6201 intégré, formulaire métier-spécifique par code APE 47.XX. DUERP complet et opposable, 49 € en paiement unique (mise à jour de la 1ère année incluse, puis 29 € à la demande). Convient aux 1-20 salariés. Au-delà, audit cabinet recommandé.
Données live Duerp Express

Ce que choisissent vraiment
vos pairs épicerie.

Données issues des DUERPs épicerie générés sur la plateforme depuis février 2026. Top des risques cochés en priorité par les utilisateurs réels (chiffres anonymisés).

Top 5 risques cochés (Épicerie)% des utilisateurs
01
Manutention de charges (palettes, cartons)
91 %
02
Posture debout prolongée (caisse)
82 %
03
Glissades de plain-pied (sol mouillé)
74 %
04
Risques biologiques (HACCP, denrées crues)
68 %
05
Travail au froid (chambre, vitrine)
56 %
Données anonymisées extraites mensuellement de la plateforme. Aucune donnée individuelle d'entreprise n'est exposée.
Tarif

Un seul prix, tout compris.
49 €, paiement unique, sans abonnement.

Le DUERP est obligatoire (art. R.4121-1). Générez le vôtre, complet et opposable, en moins de 10 minutes.

DUERP Express — votre Document Unique opposable
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  • DUERP complet et opposable (PDF + Word + Excel)
  • Évaluation des risques par unité de travail
  • Plan d'actions priorisé
  • Conformité R.4121-1 à R.4121-4
  • Mise à jour de la 1ère année incluse
  • Espace client (re-téléchargement)
  • Support email
  • Garantie 30 jours
Créer mon DUERP — 49 €

Mises à jour des années suivantes : 29 € (optionnel, rappel automatique).

Plusieurs établissements ? Un DUERP par établissement (49 €), gérables depuis un seul compte. Experts-comptables : packs disponibles.

Satisfait ou remboursé · Paiement sécurisé Stripe · TVA non applicable, art. 293 B du CGI

FAQ — épicerie

Vos questions,
nos réponses.

Une question qui n'est pas listée ? Notre équipe répond sous 24 h.
contact@duerp-express.fr →

Le DUERP est-il obligatoire pour une épicerie avec un seul salarié ?

Oui. L'article L.4121-3 du Code du travail s'applique dès le premier salarié, peu importe son contrat (CDI, CDD, étudiant samedi, alternance, salarié de marché). Y compris pour une épicerie familiale où le conjoint salarié est considéré comme salarié au sens du Code du travail (sauf statut de conjoint collaborateur déclaré).

+

Le HACCP / PMS remplace-t-il le DUERP en épicerie ?

Non — c'est l'erreur N°1 en épicerie. Le HACCP / PMS couvre les risques alimentaires (Salmonella, Listeria, allergènes, chaîne du froid) et est requis par le règlement européen 852/2004 — il protège vos clients. Le DUERP couvre les risques pour les salariés (manutention, travail au froid, coupures, RPS) — il protège vos employés. Les deux sont obligatoires et ne se substituent pas. Notre formulaire intègre les croisements pertinents.

+

Combien coûte une amende DUERP pour une épicerie ?

Depuis le 27 juin 2026, ne pas avoir de DUERP à jour expose à une amende administrative pouvant atteindre 4 000 € par salarié concerné (8 000 € en récidive), que l'inspection du travail prononce directement, sans juge — pour une entreprise de 5 salariés, cela peut représenter jusqu'à 20 000 €. Des poursuites pénales restent possibles en alternative (1 500 € pour le dirigeant, 7 500 € pour la société), mais jamais cumulées avec l'amende administrative pour les mêmes faits. En cas d'accident du travail grave — particulièrement un enfermement en chambre froide ou une amputation sur trancheuse à jambon — s'ajoutent la majoration de la rente, des dommages et intérêts au titre de la faute inexcusable et un risque de poursuites pour mise en danger d'autrui (1 an de prison et 15 000 €, art. 223-1 du Code pénal).

+

Mon primeur démarre à 5 h du matin — comment l'évaluer dans le DUERP ?

Le travail en horaires atypiques (primeur, marché, MIN) est un risque à part entière à mentionner dans le DUERP. Le démarrage 4-5 h matin combine désynchronisation circadienne + risque routier accru (vigilance réduite). Mesures à intégrer : amplitude max 13 h, repos minimum 11 h consécutives, suivi médecine du travail spécifique, anticipation des plannings. Notre formulaire propose une section dédiée.

+

Qui doit avoir accès au DUERP dans mon épicerie ?

Cinq destinataires obligatoires : (1) tous les salariés (y compris CDD, étudiants samedi, alternants, salariés de marché), (2) les membres du CSE si vous en avez un, (3) le médecin du travail, (4) l'inspecteur du travail à toute demande, (5) les agents de la CARSAT. Un affichage doit indiquer où consulter le document — typiquement en arrière-caisse ou dans la salle de pause.

+

À quelle fréquence dois-je mettre à jour mon DUERP ?

Au minimum une fois par an dans les épiceries d'au moins onze salariés (R.4121-2). En deçà de 11 salariés, MAJ requise lors de toute décision d'aménagement et après tout AT. Et systématiquement : (a) embauche d'un salarié à un poste nouveau ; (b) achat d'équipement (chambre froide, trancheuse, transpalette) ; (c) ouverture d'un nouveau rayon (vrac, cave) ; (d) après tout AT, même mineur ; (e) changement d'organisation.

+

Mon DUERP doit-il mentionner les risques psychosociaux (RPS) ?

Oui — c'est obligatoire depuis 2008 (jurisprudence Cass. soc.). Pour une épicerie, les RPS pertinents incluent : la pression sur les DLC (démarque si raté), la double charge HACCP + vente, les agressions clients, la solitude en commerce de quartier, les horaires atypiques (primeur). Notre formulaire propose une section RPS dédiée. L'absence est un motif fréquent de remise en cause par l'inspection.

+

Combien de temps dois-je conserver mon DUERP et ses versions précédentes ?

40 ans depuis la loi du 2 août 2021 (en vigueur depuis le 31 mars 2022). Cette durée permet la traçabilité des expositions des salariés — particulièrement utile en épicerie pour les expositions au froid (chambres froides), aux allergènes (vrac, fromagerie) et biologiques (lait cru). Duerp Express archive automatiquement vos versions générées (R.4121-4).

+

Que se passe-t-il si l'inspection du travail vient en visite ?

L'inspecteur peut demander le DUERP à tout moment, sans préavis. Vous devez pouvoir le présenter immédiatement (papier ou numérique). Présenter le PMS HACCP à la place ne suffit pas — c'est un document distinct. Le refus de présentation est un délit (jusqu'à 3 750 € + 1 an de prison, Art. L.8114-1). Pratiquement, gardez une version PDF imprimée en arrière-caisse ET la version numérique accessible depuis votre téléphone.

+

Mon caissier d'épicerie doit-il avoir un tabouret ?

Oui. L'Article R.4225-5 du Code du travail impose à l'employeur la mise à disposition d'un siège (ou tabouret assis-debout) lorsque le travail peut être réalisé en position assise ou alternée. Coût 80-150 €. Le caissier·e est libre de l'utiliser ou non, mais l'employeur DOIT le fournir. Refuser sous prétexte d'« image commerciale » est illégal.

+

Le saisonnier ou le salarié de marché compte-t-il dans mon effectif DUERP ?

Oui, sans aucune ambiguïté. L'effectif pris en compte pour les obligations DUERP est l'effectif total, pas l'équivalent temps plein. Un salarié recruté pour un étal de marché 2 jours / semaine compte comme un salarié au moment où il travaille. Ses risques spécifiques (port de charges montage / démontage, exposition extérieure, horaires matinaux) doivent figurer dans le DUERP.

+

Quelle est la différence entre DUERP et Document Unique ?

C'est le même document. « Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels » est la dénomination officielle (R.4121-1). DUERP est l'acronyme. DUER est une variante ancienne (avant la loi de 2021 qui a ajouté l'obligation de conservation 40 ans, le sigle officiel a été uniformisé en DUERP). Les trois termes désignent le même livrable.

+

Le DUERP est-il identique pour une fromagerie et une cave à vins ?

Non — et c'est l'erreur classique du modèle Word générique. Fromagerie et cave à vins partagent les risques épicerie de base (manutention, station debout, coupures), mais la fromagerie ajoute : travail en chambre froide positive prolongé, biologique (lait cru — MP 88), coupures fil à fromage / parage. La cave à vins ajoute : exposition CO2 en cave de stock vrac (anoxie), coupures sur verre, port de cartons de bouteilles. Notre formulaire ajuste les risques selon votre code APE 47.2X précis.

+
Sources officielles

Toutes les références
de cette page.

Chaque affirmation juridique, chiffre et référence INRS de cette page renvoie à une source officielle vérifiable. Aucune affirmation hors-sol.

Dernière mise à jour : 4 mai 2026 · Méthodologie & sources

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