Tertiaire bureau
Recommandation INRS confort thermique. En-deçà, concentration et productivité chutent. Norme NF EN 16798-1 ambiances intérieures.
Trois familles à évaluer au DUERP : ambiance chaude (canicule, fours), ambiance froide (chambre froide, extérieur hivernal), contact (surfaces brûlantes/glaciales) — sources INRS, Légifrance.
Les risques thermiques regroupent l'exposition à la chaleur (canicule >32°C, fours), au froid (chambre froide <-25°C, espaces non chauffés <14°C) et au contact avec des surfaces chaudes ou froides. INRS ED 6308 (chaleur), ED 6098 (froid). Les brûlures représentent ~3% des AT déclarés.
Le risque thermique au travail recouvre trois familles : l'ambiance chaude (locaux chauffés par les machines ou le climat, fours, fonderies), l'ambiance froide (chambres froides, travail extérieur hivernal, congélation, agroalim) et le contact thermique (surfaces brûlantes ou glaciales).
Le Code du travail impose des locaux à température adaptée à la nature du travail (article R.4225-1 et suivants) sans fixer de valeur chiffrée universelle. L'INRS publie des recommandations par activité.
Le réchauffement climatique fait monter les expositions chaud : Santé Publique France a comptabilisé +33% de pathologies liées à la chaleur au travail entre 2015 et 2024.
Pas de valeur unique réglementaire mais des repères INRS et plan canicule largement appliqués par l'inspection du travail.
Recommandation INRS confort thermique. En-deçà, concentration et productivité chutent. Norme NF EN 16798-1 ambiances intérieures.
Au-delà : surveillance accrue, hydratation renforcée, pauses fraîches recommandées. Inconfort travail léger, risque travail physique.
Niveau 3 plan canicule national. Aménagement obligatoire : horaires, eau (3 L/jour minimum), pauses, surveillance binôme.
Limite recommandée INRS pour poste fixe sédentaire. En-deçà : vêtement de protection ou source chauffage local.
Risque hypothermie/gelure si exposition prolongée non protégée. EPI froid EN 342 obligatoires. Évaluation IREQ.
Limitation temps continu (30 min à -25°C, pause 15 min minimum). EPI multicouche EN 342, gants chauffants, surveillance médicale renforcée.
Le risque thermique frappe en priorité les métiers à proximité de sources chaudes/froides ou en extérieur. Pages métier détaillées :
Fours 250°C, fournil 35-45°C. Brûlures contact pelle, soles. WBGT été > 30 souvent atteint. Voir aussi ATEX farine.
Cuisines en service : 30-40°C ambiant, plaques à 250°C, friteuses à 180°C. Brûlures = 1ère cause AT en restauration.
Étals frais, chambres positives 2-4°C, manutention produits froids/humides. EPI mains, planning rotation chambres.
Chambres négatives -20/-25°C, désossage 8-12°C. Risque combiné froid + couteau (perte dextérité). Tableau MP 64 (engelures).
Canicule estivale + froid hivernal. Plan canicule obligatoire. Le coup de chaleur tue : 5 décès BTP été 2023 (CNAMTS).
Sources rayonnantes > 1000°C. WBGT 30-35 fréquent. EPI aluminisés, écrans réflecteurs, hydratation et pauses fraîches obligatoires.
Activé par Météo France entre le 1er juin et le 15 septembre. L'employeur intègre les seuils au DUERP et au plan d'action.
1er juin au 15 septembre. Information préventive, vérification des installations, sensibilisation des salariés et de l'encadrement.
Pic à venir 24-48h. Préparer aménagements horaires, vérifier eau et zones climatisées, briefer équipes.
Seuil départemental dépassé. Aménagement horaires obligatoire, eau fraîche permanente, pauses renforcées, surveillance binôme.
Crise sanitaire. Suspension travaux extérieurs pénibles, retour à domicile possible, mesures exceptionnelles de l'employeur.
R.4225-2 : eau potable fraîche à disposition. BTP : 3 L/jour/salarié (référence INRS), porté à 5 L en travail très pénible.
Salarié peut se retirer face à un danger grave et imminent (coup de chaleur en BTP par exemple). Pas de sanction, pas de retenue salaire.
Adapter d'abord l'environnement et l'organisation, recourir aux EPI en dernier ressort.
Investir dans installations adaptées : climatisation ateliers, chauffage local, isolation thermique, ventilation efficace.
Écrans réflecteurs anti-radiation, calorifugeage fours et tuyauteries chaudes, sas chambres froides, rideaux à lanières.
Décaler horaires (5h-13h en canicule), rotations courtes, pauses régulières en zone tempérée, acclimatation progressive.
Eau fraîche à volonté, vêtements légers respirants (chaleur) ou multicouche EN 342 (froid). Crème solaire, casquette, gants.
Binôme en travail pénible chaud, mesure température interne possible, alerte signes (vertige, crampes, confusion). Médecin du travail informé.
Coup de chaleur = urgence vitale (40°C interne). Mise au frais, refroidissement actif (linge humide), appel 15. SST formés à reconnaître les signes.
Le risque thermique potentialise et est potentialisé par d'autres facteurs.
Le froid réduit la vascularisation et la sensibilité, aggrave tendinopathies. Facteur INRS ED 957 officiellement reconnu.
Froid + vibrations = syndrome de Raynaud potentialisé. MP 69 sur-représentée chez bûcherons en hiver.
Inconfort thermique chronique augmente l'irritabilité, la fatigue, les erreurs. Lien démontré avec l'accidentologie.
Cartographie complète des 11 familles de risques professionnels et leur articulation au DUERP.
Le Code du travail (R.4225-1) impose des locaux à température adaptée mais ne fixe pas de seuil chiffré universel. INRS retient : vigilance dès 28°C, action dès 30°C, pause/aménagement obligatoire au-delà de 33°C ambiant en travail physique. Plan canicule national activé dès 32°C.
Pas de minimum chiffré dans le Code du travail français, mais R.4223-13 impose des locaux 'chauffés à une température convenable'. Recommandation INRS : 19-21°C tertiaire, 16-19°C activité physique modérée, jamais < 14°C en poste fixe.
Plan canicule national : information, eau fraîche à disposition (3 L/jour minimum, R.4225-2), aménagement horaires, ventilation/climatisation, surveillance médicale, pauses fréquentes en zone climatisée, surveillance mutuelle des salariés (binôme).
Hypothermie, gelures locales (extrémités), syndrome de Raynaud, arthralgies, troubles cardiovasculaires. Le froid potentialise aussi les TMS et le risque d'AT (perte dextérité). Tableau MP 64 reconnaît certaines pathologies (engelures professionnelles).
Chaud : vêtements légers respirants, casquette, lunettes, crème solaire, gourde isotherme. Froid : combinaison thermique multicouche EN 342 (-20 à -50°C), gants chauffants, chaussures fourrées, cagoule. Pour fours : tablier aluminisé EN 11612.
Oui. R.4321-1 impose la mise en sécurité des surfaces accessibles à températures dangereuses. NF EN ISO 13732-1 fixe des seuils de durée de contact (1s à 50°C, 10 min à 43°C avant brûlure). Pertinent en boulangerie, restauration, fonderie.
Indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature) pour la chaleur (NF EN ISO 7243). Indice IREQ (Required Clothing Insulation) pour le froid (NF EN ISO 11079). Mesure thermomètre globe + thermo-hygromètre. Annexe DUERP recommandée si exposition régulière.
Non. L'accord ANI 2020 télétravail rappelle que l'employeur reste responsable de la santé du salarié. En canicule, recommander pauses, décaler horaires, fournir équipement (ventilateur). Pour le froid de logement, indemnités possibles selon convention.
Page mise à jour le 4 mai 2026. Rédaction Duerp Express sur sources INRS / Légifrance / Météo France.
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