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Mise à jour du référentiel : 18 avril 2026 · Conforme à l'article R.4121-1 du Code du travailGarantie satisfait ou remboursé

DUERP Spa & Institut bien-être : guide complet 2026

Spas urbains, hammams, jacuzzis, saunas, centres de balnéothérapie : votre Document Unique doit intégrer le risque légionellose, le travail en chaud-humide et la chimie de désinfection des circuits d'eau. Synthèse réglementaire à jour.

Légionelle, hammam, chaud-humide : le DUERP qui couvre vraiment votre spa.

Démarrer mon DUERP Spa / Institut bien-êtreAPE 96.04Z
Spa / Institut bien-être — chiffres clés

Les données qui rendent le DUERP
indispensable
chez vous.

Trois statistiques officielles à connaître avant de remplir votre Document Unique. Toutes vérifiables sur INRS, CNAMTS ou Légifrance.

INSEE — APE 96.04Z

~3 800

spas et instituts avec espace humide en France (estimation 2024)

Source officielle →
Santé publique France — Bulletin légionellose 2023

1 200+

cas de légionellose déclarés/an en France, dont une part liée à des installations collectives d'eau chaude

Source officielle →
INRS ED 6075 — manutention et glissades

50 %

des sinistres bien-être liés aux glissades sur sols mouillés (assureurs MAAF/AXA, panel pro)

Source officielle →
10 risques identifiés

Tous les risques
spa / institut bien-être — sourcés.

Inventaire complet basé sur les fiches officielles INRS, le retour terrain de nos utilisateurs et la littérature scientifique. Chaque risque est documenté avec sa référence ED ou MP.

Risques critiques2

Prolifération de Legionella pneumophila dans les circuits d'eau chaude, hammam et jacuzzi

Risque sanitaire majeur du spa. Les bactéries Legionella se multiplient entre 25 °C et 45 °C dans l'eau stagnante (réservoirs ECS, jacuzzis, douches à effet pluie, brumisateurs hammam). L'inhalation d'aérosols contaminés provoque une pneumopathie grave, mortelle dans 10 % des cas. L'employeur doit assurer la surveillance microbiologique (seuil < 1 000 UFC/L), tenir un carnet sanitaire, faire analyser l'eau par un laboratoire COFRAC et appliquer des chocs thermiques ou chimiques en cas de dépassement.

Source : ED 6118 — Legionella et risques de légionellose

Exposition prolongée au chaud-humide en hammam, sauna et zones de soins

Les salariés circulent ou travaillent dans des ambiances à 45-50 °C / 100 % d'humidité (hammam) ou 80-95 °C en sauna. Conséquences : déshydratation, hyperthermie, malaises vasovagaux, fatigue chronique, troubles cardiovasculaires chez personnels sensibles. L'employeur doit limiter le temps d'exposition, fournir eau fraîche en accès libre, organiser des rotations, surveiller les signes d'alerte et ne pas affecter de salariés porteurs de contre-indications médicales (grossesse, hypertension non équilibrée, cardiopathie).

Source : ED 6147 — ambiances thermiques chaudes

Risques importants4

Manipulation de désinfectants pour circuits d'eau (chlore, brome, peroxyde)

L'entretien des jacuzzis et bassins implique le dosage régulier de chlore, brome ou peroxyde d'hydrogène. Inhalation de vapeurs chlorées en milieu confiné, projections oculaires, brûlures cutanées et risque grave de mélange accidentel chlore + acide (libération de dichlore gazeux). Stockage en local ventilé séparé, EPI obligatoires (lunettes, gants nitrile, masque ABEK), fiches de données de sécurité accessibles, formation au dosage et procédure anti-mélange affichée.

Source : ED 6004 — risque chimique en milieu professionnel

Glissades sur sols mouillés en zones humides permanentes

Les abords de jacuzzi, douches sensorielles, hammam et passages pieds nus sont mouillés en permanence. Première cause d'arrêt de travail dans le secteur (entorses, fractures du poignet, traumatismes crâniens lors de chutes). Mesures : revêtement antidérapant classé R11 minimum, raclage systématique entre soins, signalisation sols mouillés, chaussures de sécurité antidérapantes pour le personnel, éclairage suffisant des zones humides.

Source : ED 6075 — prévention des chutes de plain-pied

Troubles musculosquelettiques liés aux massages prolongés

Les praticiens enchaînent 5 à 8 massages/jour de 30 à 90 minutes en posture penchée debout, avec sollicitation intensive des poignets, épaules, lombaires. Pathologies fréquentes : tendinopathies de l'épaule, syndrome du canal carpien, lombalgies chroniques (MP 57). Mesures : table à hauteur réglable électrique, rotation entre soins debout/assis, pauses imposées de 15 min entre deux massages, formation aux gestes de transfert d'appui, renforcement musculaire encouragé.

Source : ED 6161 — TMS du membre supérieur · MP 57 — affections périarticulaires

Charge mentale et exigence émotionnelle de la clientèle haut de gamme

La clientèle spa attend une expérience sans défaut : silence, technique parfaite, écoute. Les praticiens absorbent confidences clients (deuils, divorces, anxiété) sans formation à la juste distance. Plaintes pour minute manquante, agressivité ponctuelle, absence d'autonomie horaire (planning serré 7j/7). Mesures : briefing d'équipe quotidien, débriefing en cas de soin difficile, accès à un dispositif d'écoute psy externe, plage de récupération entre clients exigeants.

Source : ED 6336 — démarche de prévention des RPS

Risques à surveiller4

Contamination croisée entre clients (peau, muqueuses, mycoses)

Le contact direct peau à peau lors des soins, les tables, draps et accessoires partagés exposent à mycoses (pieds, ongles), verrues plantaires, dermatites de contact et plus rarement infections virales (herpès cutané). Les sols pieds nus de hammam concentrent ces risques. Mesures : draps jetables ou lavage 60 °C minimum, désinfection table après chaque soin, pédiluve à l'entrée des espaces humides, refus de soin en cas de lésion cutanée visible client ou praticien.

Source : ED 918 — risque biologique en milieu de soins

Cabines individuelles fermées hors de vue du reste de l'équipe

Les soins se déroulent en cabine close, parfois en sous-sol ou aile éloignée. En cas de malaise du praticien (hypoglycémie, choc thermique post-hammam) ou d'incident avec un client (geste déplacé, agression verbale), l'alerte est tardive. Mesures : DATI (Dispositif d'Alarme pour Travailleur Isolé), bouton d'appel discret en cabine, point de passage horaire entre praticienne et accueil, procédure formalisée de gestion d'incident client.

Source : ED 985 — travail isolé

Port de linge mouillé, bidons de produits et matériel volumineux

Le linge sortant des soins (draps imbibés d'huile, peignoirs lourds) pèse 3 à 5 fois son poids sec. S'ajoutent bidons de 20 L de produits, cartons de consommables, parfois transport de matériel entre étages. Risques : lombalgies, déchirures musculaires, écrasements au pied. Mesures : chariots à roulettes, monte-charge pour les étages, limitation à 25 kg en charge unitaire (femme) / 55 kg (homme), formation gestes et postures.

Source : ED 6075 — manutention manuelle

Niveaux sonores liés aux jets, pompes et circulation d'eau

Les locaux techniques (pompes jacuzzi, soufflantes hammam, surpresseurs) dépassent 80 dB(A). Les zones de bassins atteignent 70-75 dB(A) en fonctionnement, gênant la communication et perturbant l'atmosphère relaxante recherchée. Au-delà de 80 dB(A) sur 8 h, les EPI auditifs deviennent obligatoires (R.4434-7). Mesures : encoffrement des pompes, isolation phonique du local technique, mesurage acoustique annuel, bouchons d'oreille pour interventions techniques.

Source : ED 808 — exposition au bruit
Cadre légal applicable

Ce que dit le Code du travail
pour spa / institut bien-être.

Les articles spécifiques qui s'appliquent à votre activité. Citations vérifiables sur Légifrance.

Article L.4121-1 du Code du travail
L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
En pratique pour spa / institut bien-être

Pour un spa, cette obligation générale impose explicitement la prise en compte du risque légionellose, du chaud-humide et des RPS de la clientèle exigeante, en plus des risques génériques. La jurisprudence retient la faute inexcusable en cas d'absence de carnet sanitaire.

Voir sur legifrance.gouv.fr →
Article R.4121-1 du Code du travail
L'employeur transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs.
En pratique pour spa / institut bien-être

Le DUERP du spa doit identifier chaque unité de travail (cabine, espace humide, accueil, local technique) et coter les risques spécifiques. Mise à jour annuelle obligatoire en deçà de 11 salariés, à chaque changement d'aménagement (nouvelle cabine, ajout jacuzzi).

Voir sur legifrance.gouv.fr →
Article R.4222-12 du Code du travail
Dans les locaux à pollution non spécifique, l'aération doit être réalisée soit par ventilation mécanique, soit par ventilation naturelle permanente.
En pratique pour spa / institut bien-être

Hammams, vestiaires humides et locaux techniques doivent être ventilés mécaniquement avec extraction haute. Débit minimum 25 m³/h/personne en zone humide. Contrôle annuel de la VMC à consigner dans le carnet sanitaire et joindre au DUERP.

Voir sur legifrance.gouv.fr →
Arrêté du 1er février 2010 relatif à la surveillance des légionelles
Le responsable de l'installation met en œuvre les mesures de prévention nécessaires et fait procéder à des analyses de Legionella pneumophila.
En pratique pour spa / institut bien-être

Tout spa exploitant un réseau d'eau chaude sanitaire collectif doit prélever au moins une fois par an (à chaque point d'usage à risque), tenir un carnet sanitaire à jour, déclarer tout dépassement > 1 000 UFC/L à l'ARS et fermer immédiatement le point d'usage concerné.

Voir sur legifrance.gouv.fr →
Article R.1335-1 du Code de la santé publique
Les responsables des installations d'eau chaude sanitaire prennent les mesures nécessaires pour prévenir le risque de légionellose.
En pratique pour spa / institut bien-être

Cet article ancre l'obligation de prévention légionellose dans le Code de la santé publique (et pas seulement dans le Code du travail). En cas de cas humain déclaré et lien établi avec le spa, la responsabilité pénale du gérant peut être engagée.

Voir sur legifrance.gouv.fr →
Méthode pas à pas

Comment réaliser un DUERP
spa / institut bien-être en pratique.

La méthode officielle INRS adaptée à votre sous-spécialité. Notre formulaire automatise chacune de ces étapes — voici ce qui se passe sous le capot.

01

Cartographier les unités de travail et les zones humides

Liste exhaustive : cabines de soins, salle de massage duo, hammam, sauna, jacuzzi, douches sensorielles, vestiaires, accueil/boutique, local technique, lingerie. Pour chaque zone, noter température, humidité, présence d'aérosols et effectif moyen.

02

Évaluer le risque légionellose et auditer le carnet sanitaire

Lister tous les points d'usage à risque (douches, jacuzzi, brumisation hammam). Vérifier la dernière analyse Legionella pneumophila (< 12 mois, laboratoire COFRAC), le calendrier des chocs thermiques et les températures ECS (≥ 55 °C en circulation, ≥ 50 °C aux points d'usage). Coter en CRITIQUE si une seule de ces preuves manque.

03

Coter chaque risque (gravité × probabilité) et prioriser

Reprendre la liste des 10 risques sub-pillar (légionellose, chaud-humide, chimique, glissades, TMS, biologique, RPS, isolé, manutention, bruit). Coter selon une grille 1-4 × 1-4. Tout risque ≥ 12 doit avoir un plan d'action documenté avec responsable et échéance.

04

Définir le plan d'action et désigner les référents

Pour chaque risque coté important ou critique : action concrète (ex : achat DATI cabines, formation chaud-humide, contrat laboratoire eau), pilote nommé, budget, date butoir. Annexer fiches de données de sécurité, attestations formation, rapports d'analyse eau.

05

Diffuser, former et planifier la mise à jour annuelle

Présenter le DUERP en réunion d'équipe, le rendre accessible à tout salarié (R.4121-4), envoyer copie au médecin du travail. Planifier la révision annuelle et toute mise à jour ponctuelle (nouvelle prestation, nouveau produit chimique, accident, alerte légionelle).

Tarifs

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Sans engagement, résiliable à tout moment.

Lite en paiement unique. Solo, Pro et Multi en abonnement annuel — pour suivre votre obligation de mise à jour (R.4121-2 du Code du travail).

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  • PDF 5-8 pages avec filigrane "non opposable"
  • Top 10 risques principaux
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Questions fréquentes

Tout ce qu'on nous demande
sur le DUERP spa / institut bien-être.

Réponses pratiques aux questions les plus posées par les professionnels spa / institut bien-être qui démarrent leur Document Unique.

Suis-je concerné par la surveillance légionelle si mon spa est petit ?+
Oui, dès qu'il existe un réseau d'eau chaude sanitaire collectif avec un point d'usage à risque (douche, jacuzzi, brumisation hammam), l'arrêté du 1er février 2010 s'applique sans seuil d'effectif. Un spa solo avec un seul jacuzzi est concerné. La surveillance comprend au minimum une analyse annuelle Legionella pneumophila par laboratoire COFRAC, un carnet sanitaire à jour et le maintien de l'eau chaude à ≥ 55 °C en circulation.
Quelle est la différence entre un institut classique et un spa pour le DUERP ?+
Un institut classique (épilation, manucure, soins visage) couvre principalement risques chimiques cosmétiques, TMS et RPS. Le spa ajoute trois risques majeurs : la légionellose (circuits d'eau chaude, jacuzzi, hammam), le chaud-humide (températures > 45 °C, hyperthermie) et la chimie de désinfection des circuits (chlore, brome). Si vous gérez ces deux activités, votre DUERP doit intégrer les 10 risques décrits ici en plus de ceux du pillar /esthetique.
Faut-il un carnet sanitaire en plus du DUERP ?+
Oui, ce sont deux documents distincts mais complémentaires. Le carnet sanitaire (imposé par l'arrêté du 1er février 2010) trace les opérations techniques sur les circuits d'eau : températures relevées, analyses Legionella, chocs thermiques, vidanges, désinfections. Le DUERP intègre une référence à ce carnet et cote le risque légionellose résiduel. En contrôle, ARS et inspection du travail demandent les deux.
À quelle fréquence faut-il analyser l'eau du jacuzzi et du hammam ?+
Pour Legionella pneumophila : au minimum 1 fois par an à chaque point d'usage à risque (sortie de douche, brumisateur hammam, buse jacuzzi). Dans les faits, beaucoup d'exploitants prélèvent 2 fois/an pour sécuriser. Pour le contrôle bactériologique des bassins (chlore actif, pH, flore aérobie), un autocontrôle quotidien est recommandé et une analyse mensuelle par laboratoire externe est de bonne pratique.
Sauna et hammam sont-ils soumis aux mêmes règles dans le DUERP ?+
Non, les risques diffèrent. Le sauna (chaleur sèche, 80-95 °C, humidité < 20 %) présente surtout un risque hyperthermie et brûlure au contact bois/métal — pas de légionellose car l'eau projetée sur les pierres est instantanément vaporisée. Le hammam (vapeur saturée, 45-50 °C, 100 % d'humidité) cumule chaud-humide et risque légionelle élevé via les brumisateurs et les buses. Le DUERP doit les traiter en deux unités de travail séparées.
Mon spa a moins de 10 salariés, le DUERP est-il allégé ?+
Non, la formalisation du DUERP est obligatoire dès le 1er salarié, sans seuil. Ce qui change en deçà de 11 salariés : pas d'obligation de plan annuel de prévention chiffré (c'est le programme de prévention qui suffit), et la conservation du DUERP est de 40 ans pour les versions postérieures à mars 2022 contre une simple mise à jour annuelle pour les TPE. La densité de risques (légionelle, chaud-humide) ne diminue pas avec l'effectif.
Quels EPI sont obligatoires pour mes praticiens spa ?+
Chaussures fermées antidérapantes en zones humides (R11), gants nitrile pour la manipulation de désinfectants chlorés, lunettes de protection lors du dosage chlore/brome, masque ABEK en cas de mélange ou détartrage acide, tablier imperméable pour le service hammam et le nettoyage. Les EPI sont fournis par l'employeur (R.4321-4), entretenus et remplacés gratuitement.
Que faire en cas de dépassement légionelle > 1 000 UFC/L ?+
Action immédiate en 4 temps : 1) Fermer le point d'usage concerné et afficher la fermeture, 2) Procéder à un choc thermique (eau ≥ 70 °C pendant 30 min à chaque robinet) ou choc chloré selon protocole, 3) Refaire prélever 48 h après pour vérifier la conformité, 4) Déclarer à l'ARS si > 10 000 UFC/L ou si cas humain associé. Tracer chaque étape dans le carnet sanitaire. Informer le médecin du travail.
Les massages comptent-ils comme du travail pénible au sens du C2P ?+
Le massage en lui-même ne figure pas dans la liste C2P, mais les facteurs sous-jacents peuvent être déclarés s'ils dépassent les seuils : postures pénibles (≥ 900 h/an bras au-dessus des épaules ou positions accroupies), travail répétitif (≥ 900 h/an), agents chimiques dangereux (huiles à risque ou désinfectants). Une praticienne enchaînant 5 massages/jour 220 jours/an dépasse les 900 h de posture contrainte — déclaration C2P à examiner avec le médecin du travail.
Combien de temps dois-je conserver les versions successives du DUERP ?+
Depuis le décret du 18 mars 2022, toutes les versions du DUERP doivent être conservées pendant 40 ans à compter de leur élaboration. Le DUERP doit aussi être déposé sur le portail numérique national dédié (échéance variable selon effectif). Pour un spa, conserver également 40 ans : carnets sanitaires, rapports d'analyse Legionella, fiches de poste, attestations de formation chaud-humide et chimique.
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Dernière mise à jour : 4 mai 2026 · Méthodologie & sources

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