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Poissonneries et étals de marée traditionnels déclarés en France (APE 47.23Z)
Source officielle →Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels adapté aux poissonneries traditionnelles, étals de marée et bancs de poissonnier. Démarrage 3-4h, froid humide permanent, Anisakis et parasites, coupures filetage, allergènes — un DUERP métier sourcé INRS et Légifrance.
Le DUERP que la poissonnerie doit avoir, pas celui d'un commerce alimentaire générique.
Trois statistiques officielles à connaître avant de remplir votre Document Unique. Toutes vérifiables sur INRS, CNAMTS ou Légifrance.
Poissonneries et étals de marée traditionnels déclarés en France (APE 47.23Z)
Source officielle →température obligatoire de la chambre froide poisson (Règlement CE 853/2004)
Source officielle →classification du travail de nuit posté (CIRC Monograph 124, 2020) — démarrage 3-4h pour réception arrivages
Source officielle →Inventaire complet basé sur les fiches officielles INRS, le retour terrain de nos utilisateurs et la littérature scientifique. Chaque risque est documenté avec sa référence ED ou MP.
Le poissonnier démarre à 3h-4h pour réception de la marée fraîche (Rungis, criée, transporteurs frigorifiques) et mise en place avant ouverture 8h-9h. Le travail de nuit posté chronique est classé probablement cancérogène (groupe 2A IARC, Monograph 124, 2020) — sur-risque cancer du sein, prostate, colon. Effets associés : troubles du sommeil, prise de poids, diabète type 2, troubles cardiovasculaires. Le Code du travail (L.3122-2 à L.3122-15) encadre le travail de nuit avec surveillance médicale renforcée et contreparties (repos, majoration). Mesures : examen médical annuel, repos compensateur, lumière tâche adaptée 2700-3000 K en début de poste, rotation équipes si effectif suffisant.
Le laboratoire poissonnerie est maintenu à +8/+12 °C max, la chambre froide à 0/+2 °C (Règlement CE 853/2004), l'étal de vente sur lit de glace permanent. Le poissonnier alterne ces zones 6-9h/jour. Spécificité vs boucherie : humidité permanente (eau, glace fondante, lavage continu) qui aggrave le ressenti froid (perte calorique 25× plus élevée qu'au sec). Conséquences : engourdissement (qui aggrave risque coupure), syndrome de Raynaud, crevasses cutanées, lombalgies, troubles cardiovasculaires. Le décret 2024-1109 impose pauses chaudes. Mesures : sous-vêtements thermiques + couche imperméable, gants thermiques étanches HACCP, bottes étanches isolantes, alternance brève zone tempérée, examen médical renforcé.
Le poisson cru est vecteur de plusieurs parasites et pathogènes : Anisakis (larve nématode, présente dans 10-90 % des poissons selon espèce — hareng, maquereau, merlu), Diphyllobothrium latum (cestode), Vibrio (huîtres), Salmonella et Listeria (fruits de mer). Transmission par contact main-bouche, plaie cutanée. Les fragments d'arêtes coupants causent micro-plaies infectables. MP 76 du régime général reconnaît certaines maladies par contact d'animaux marins. Mesures : lavage main systématique, gants nitrile dès plaie, pansement étanche, désinfection plan de travail toutes les 2h, vêtements de travail dédiés (60 °C minimum), surveillance médicale.
Le poissonnier utilise couteaux à fileter (lame fine et longue, 18-25 cm), couteaux à écailler, ciseaux à arêtes. Le filetage à main levée d'un poisson (saumon, bar, dorade) sollicite précision + force = risque coupure poignet ou main porteuse. Les arêtes dorsales (rascasse, vive) sont piquantes voire venimeuses. Coquillages (huîtres) : ouverture au couteau spécifique = top 1 des AT du métier. Mesures : tablier cotte de mailles, gants cotte de mailles main porteuse, planche de découpe stable, formation initiale et recyclage filetage, gants spécial ouverture huître (cuir + Kevlar).
Le sol poissonnerie est en permanence humide à très humide : étal sur glace fondante, lavage continu plans de travail, écoulement filetage, écailles (très glissantes). Les chutes de plain-pied sont la 1ère cause d'AT en poissonnerie selon CNAMTS (30-35 % des AT). Mesures : revêtement antidérapant R12-R13 (norme DIN 51130, classe maximum), pente avec siphons centraux pour évacuation eau, caillebotis surélevés en zone découpe, bottes de sécurité semelle SRC + crampons (pas chaussures basses), nettoyage haute pression en fin de poste.
Le poissonnier exécute 3 000-7 000 gestes/jour : filetage (poignet en flexion-extension répétée), écaillage (épaule + poignet en force), ouverture huîtres (force coude-poignet), portage plateaux glacés 5-10 kg. Cumul gestes répétitifs sur 6-9h debout en zone froide. MP 57 reconnaît tendinopathie coiffe rotateurs, épicondylite, syndrome canal carpien. Mesures : alternance des tâches, plan de travail à hauteur réglable, machine à fileter pour grosses pièces si volume, formation gestes-postures, pauses actives.
Le poisson, les crustacés et les mollusques figurent dans les 14 allergènes INCO majeurs (Règlement UE 1169/2011). Double risque : (1) information cliente — anaphylaxie possible chez allergique sévère ; (2) sensibilisation du poissonnier par contact cutané et inhalation d'aérosols (éviscération, lavage haute pression du poisson). L'INRS documente l'asthme et la dermite professionnels chez les poissonniers (MP 65 et MP 66). Mesures : étiquetage à jour, gants nitrile lors d'éviscération, masque FFP2 lors lavage haute pression, ventilation captation au-dessus zone éviscération, formation allergènes.
Le poissonnier est exposé à des odeurs intenses persistantes (poisson cru, eau de mer, marée) qui marquent les vêtements, la peau et les cheveux malgré les douches. Ressenti social : remarques clientèle, isolation sociale hors travail. Couplé au démarrage 3h-4h, le métier connaît un fort taux de désaffection (turnover sectoriel élevé, difficulté de recrutement chronique). RPS spécifiques. Mesures : douche en fin de poste (R.4228-7 — installations sanitaires), vêtements de travail fournis et nettoyés par l'employeur, ventilation efficace, valorisation métier-savoir-faire, rotation tâches.
Le poissonnier se lave les mains 60-100 fois/jour (chaque changement d'espèce pour HACCP), parfois en eau froide (gain de temps, fatigue). Détergents alcalins, eau de mer salée, contact protéines de poisson (allergisantes). Décapage cutané chronique → dermite irritative + crevasses (aggravées par froid) puis eczémas authentiques (MP 65). Mesures : savon doux pH neutre, eau tiède, séchage tampons jetables, crème barrière en début poste, crème réparatrice en fin poste, gants nitrile pour éviscération.
Le poissonnier porte chaque jour : sacs de glace pilée 10-15 kg (10-30/jour) pour étal et chambre froide, caisses polystyrène pleines de poisson 8-15 kg, plateaux d'étal complets 10-20 kg. Cumul = 200-400 kg manipulés/jour. La R.4541-9 fixe 25 kg comme limite indicative en manutention régulière. Conséquences : lombalgies, hernies discales (MP 98), tendinopathies épaule. Mesures : machine à glace en zone proche (limite portage), chariot à roulettes pour caisses, table de levage si étal en hauteur, binôme pour gros plateaux, formation gestes-postures.
Les articles spécifiques qui s'appliquent à votre activité. Citations vérifiables sur Légifrance.
L'employeur transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs.
Toute poissonnerie employant au moins un salarié — apprenti, extra, saisonnier compris — doit rédiger son DUERP. Mise à jour annuelle obligatoire et lors de tout changement (nouveau matériel, embauche, déménagement, accident).
L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
Obligation générale de sécurité : penser organisation (rotation horaires nuit, binôme manutention), équipements (machine à glace, chariots), produits (FDS détergents), collectif (protocole parasites, douches, vêtements lavés).
Lorsque la manutention manuelle ne peut être évitée, l'employeur met à disposition les aides mécaniques et limite les charges aux seuils recommandés.
Cumul 200-400 kg/jour de glace + caisses + plateaux = manutention intense. Machine à glace en zone proche, chariot à roulettes, table de levage : équipements à mentionner explicitement avec plan d'action si non conforme.
Dans les locaux à pollution spécifique, les concentrations en poussières et substances dangereuses doivent être réduites au niveau le plus bas possible.
La poissonnerie est local à pollution spécifique : aérosols microbiens (lavage haute pression poisson), allergènes poisson aérolisés, vapeurs détergents. Aspiration localisée + ventilation générale obligatoires.
Les exploitants des établissements traitant des denrées d'origine animale respectent les règles spécifiques d'hygiène (chaîne du froid, traçabilité).
Volet hygiène complémentaire au DUERP : Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS), HACCP, agrément sanitaire, températures (laboratoire +8/+12 °C max, chambre froide poisson 0/+2 °C, vente sur glace), traçabilité, formation hygiène 14h, contrôle Anisakis (congélation 24h à -20 °C pour poissons consommés crus).
La méthode officielle INRS adaptée à votre sous-spécialité. Notre formulaire automatise chacune de ces étapes — voici ce qui se passe sous le capot.
Plan : zone réception arrivages (3h-5h), chambre froide poisson (0/+2 °C), zone éviscération-filetage, étal vente glacé. Postes : poissonnier chef, second, écailleur, vendeur. Flux : criée → camion → réception → chambre froide → préparation → étal. Identifiez chaque danger sur chaque flux : la nuit (réception) est la plage la plus accidentogène.
Une unité de travail si labo unique, sinon une par zone (réception / préparation / vente). Cotez gravité × fréquence × probabilité pour : travail nuit, froid humide, parasites, coupure, glissade, TMS, allergènes, manutention. Distinguez plage 3h-7h (réception, manutention) vs 7h-13h (préparation, étal) vs après-midi (nettoyage).
Priorité L.4121-2 : éviter > combattre à la source > collectif > individuel > formation. Concrètement : chariot à caisses (collectif) > formation gestes (individuel) ; machine à glace proche (collectif) > pauses (individuel) ; ventilation captation éviscération (collectif) > masque FFP2 (individuel). Chiffrez : caillebotis labo 1-3 k€, machine glace dédiée 2-4 k€.
DUERP daté signé du gérant + Plan de Maîtrise Sanitaire HACCP + protocole travail de nuit (L.3122 — liste salariés, contreparties, suivi médical) + protocole parasites (lavage, EPI, conduite à tenir si plaie + poisson). Conservation 40 ans (décret 2022-395). Affichage emplacement DUERP, plan évacuation, FDS, certificats formation hygiène et SST. Annexer agrément sanitaire DDPP.
Mise à jour minimum annuelle, et après chaque accident (coupure profonde, glissade, infection cutanée), embauche, changement de matériel, alerte sanitaire (rappel coquillages Vibrio, listeriose). Pic Noël (huîtres, plateaux fruits de mer) = +200 % activité = bonne occasion de révision. Datez chaque révision.
Lite en paiement unique. Solo, Pro et Multi en abonnement annuel — pour suivre votre obligation de mise à jour (R.4121-2 du Code du travail).
Avec Founders : 49 € la 1ère année ↑
Avec Founders : 99 € la 1ère année ↑
Avec Founders : 174 € la 1ère année ↑
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Dernière mise à jour : 4 mai 2026 · Méthodologie & sources
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