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établissements de charcuterie-traiteur en France (APE 10.13A & 47.22Z)
Source officielle →Modèle DUERP spécifique charcuterie : zoonoses MP 88, risques fumage et monoxyde de carbone, exposition aux nitrites de salaison, manutention de carcasses porc 80-120 kg, HACCP croisé. Conforme R.4121-1 et règlement CE 852/2004.
Charcutier-traiteur : le HACCP ne remplace pas le DUERP. Voici pourquoi.
Trois statistiques officielles à connaître avant de remplir votre Document Unique. Toutes vérifiables sur INRS, CNAMTS ou Légifrance.
établissements de charcuterie-traiteur en France (APE 10.13A & 47.22Z)
Source officielle →des AT charcuterie liés à la manutention manuelle (carcasses, palettes saumure)
Source officielle →indice de fréquence AT charcuterie vs moyenne tous secteurs (industrie alimentaire)
Source officielle →Inventaire complet basé sur les fiches officielles INRS, le retour terrain de nos utilisateurs et la littérature scientifique. Chaque risque est documenté avec sa référence ED ou MP.
La manipulation quotidienne de viandes crues de porc, volaille et gibier expose le charcutier à plusieurs zoonoses inscrites au tableau MP 88 : salmonellose, listériose (Listeria monocytogenes particulièrement présente sur charcuterie crue, fumée et tranchée), toxoplasmose (parasite Toxoplasma gondii dans la viande de porc crue), érysipéloïde et brucellose. La contamination passe par lésions cutanées, projections oculaires et inhalation d'aérosols lors du désossage et de la mise en saumure. Le DUERP doit identifier les postes exposés, prescrire EPI (gants à mailles, lunettes), surveillance médicale renforcée et protocole en cas de plaie.
Le fumoir à bois ou à sciure (hêtre, chêne, genévrier) génère trois risques cumulés : brûlures par contact avec parois et grilles à 60-90 °C, incendie par accumulation de graisse et créosote dans les conduits (cause majeure de sinistres en charcuterie artisanale), et surtout intoxication au monoxyde de carbone (CO) en cas de combustion incomplète ou de défaut d'extraction. Le CO est inodore et incolore : seul un détecteur fixe permet de l'identifier. Le DUERP doit imposer ramonage trimestriel, ventilation conforme R.4222-12, détecteur CO permanent et formation extinction huile/graisse.
Les outils de charcuterie cumulent danger manuel (couteaux à désosser, fendoirs, tranche-lard) et danger mécanique (trancheur électrique à lame circulaire, hachoir-poussoir, cutter bowl). Le trancheur doit obligatoirement être équipé d'un poussoir et d'un protecteur de lame conformes EN 1974 ; toute découpe sans poussoir constitue une infraction au Code du travail. Les coupures représentent 28 % des AT du secteur. Le DUERP recense chaque machine, son marquage CE, sa date de vérification périodique, et impose port de gants anti-coupure (mailles inox côté main d'appui) et formation au verrouillage-consignation lors du nettoyage.
Le portage de carcasses entières de porc (80-120 kg), de demi-carcasses (40-60 kg) et de fûts de saumure (20-25 L par seau) dépasse régulièrement le seuil unitaire de 55 kg fixé par l'article R.4541-9 du Code du travail au-delà duquel la manutention manuelle est interdite sans aide mécanique. Le DUERP doit prescrire palan, rail aérien, transpalette électrique, et limiter le port unitaire à 25 kg pour les hommes / 15 kg pour les femmes (recommandations INRS). Lombalgies (MP 98) et hernies discales sont les premières causes d'inaptitude en charcuterie.
La chambre froide positive (+0/+4 °C, charcuterie cuite et crue) et la chambre négative (-18 °C, surgelés) imposent une exposition prolongée au froid avec passages thermiques répétés (atelier 12 °C ↔ chambre 4 °C ↔ négative -18 °C). Conséquences documentées : raideur articulaire, troubles cardiovasculaires (vasoconstriction), engelures aux extrémités en chambre négative, et baisse de vigilance favorisant accidents de coupure. Le DUERP doit prévoir vêtements isothermes homologués EN 342, limitation du temps continu en chambre négative à 1 h, pauses de réchauffement et surveillance médicale spécifique pour salariés cardiaques.
La découpe, le ficelage, le bardage et la mise en boyau sollicitent intensément l'épaule, le coude et le poignet pendant 6 à 8 heures par jour debout. Les pathologies reconnues au tableau MP 57 (épicondylite, syndrome du canal carpien, tendinopathie de la coiffe des rotateurs) représentent la première cause de maladie professionnelle indemnisée en charcuterie. Le DUERP doit intégrer une évaluation gestuelle (méthode RULA ou OREGE), prescrire rotations de postes, plans de travail réglables en hauteur, et formation gestes-et-postures spécifique aux outils de coupe.
La charcuterie utilise les 14 allergènes à déclaration obligatoire du règlement INCO 1169/2011 (gluten dans pâtés en croûte, lait et œuf dans terrines, soja, fruits à coque dans saucissons, sulfites des saumures, moutarde, céleri). Double risque : sensibilisation cutanée et respiratoire des salariés (asthme professionnel à la farine, eczémas de contact MP 65), et responsabilité pénale de l'établissement en cas de défaut d'étiquetage allergène pour clients allergiques. Le DUERP doit séparer les deux volets, prescrire rotation des postes farine, captation à la source et procédure d'étiquetage produits.
Les sels nitrités (nitrite de sodium E250, nitrite de potassium E249) et nitrates (E251, E252) utilisés en saumure et salaison à sec présentent une toxicité aiguë (méthémoglobinémie en cas d'inhalation de poussières) et chronique (potentiel cancérogène par formation de nitrosamines). Le règlement UE 2023/2108 a abaissé les doses maximales d'incorporation. Le DUERP doit prescrire pesée en local fermé, captage à la source, masque FFP3 lors de la préparation des sels purs, FDS à jour, et surveillance médicale renforcée (article R.4624-23) pour les salariés exposés régulièrement.
Les sols de laboratoire de charcuterie cumulent eau de nettoyage, graisse animale fondue, gélatine et sang. Les glissades-trébuchements représentent 18 % des AT du secteur, avec gravité élevée (chutes sur surfaces dures, parfois avec couteau en main). Le DUERP doit prescrire revêtement sol antidérapant classe R12 minimum, nettoyage immédiat des projections, chaussures de sécurité S3 SRC normées EN ISO 20345, et raclette systématique avant nettoyage à grande eau.
Le règlement CE 852/2004 impose au charcutier-traiteur un plan HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) qui couvre la sécurité sanitaire des aliments destinés au consommateur. Le HACCP ne remplace en aucun cas le DUERP imposé par l'article R.4121-1 du Code du travail, qui couvre la sécurité des salariés. Confusion fréquente : un audit DDPP réussi sur le HACCP ne dispense pas de l'obligation DUERP, dont l'absence est sanctionnée jusqu'à 1 500 € d'amende (3 000 € en récidive). Le DUERP doit citer explicitement le plan HACCP comme document complémentaire et non substitutif.
Les articles spécifiques qui s'appliquent à votre activité. Citations vérifiables sur Légifrance.
L'employeur transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs.
Charcuterie : DUERP obligatoire dès le 1er salarié, mise à jour annuelle minimum + à chaque changement (nouvelle machine, déménagement laboratoire, nouvelle gamme de salaisons).
L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
Obligation de résultat. En charcuterie : zoonoses, CO, nitrites et manutention 80 kg engagent directement la responsabilité pénale du dirigeant en cas d'AT grave.
Le port manuel de charges supérieures à 55 kg ne peut être confié à un travailleur qu'à condition d'y avoir été reconnu apte par le médecin du travail.
Carcasses entières porc (80-120 kg) : interdites au port manuel sans aide mécanique. Le DUERP charcuterie doit prescrire palan, rail aérien ou transpalette électrique.
Les exploitants du secteur alimentaire mettent en place, appliquent et maintiennent des procédures basées sur les principes HACCP.
HACCP obligatoire en charcuterie mais distinct du DUERP. Le DUERP doit citer le plan HACCP comme document complémentaire (sécurité aliments) sans s'y substituer (sécurité salariés).
Dans les locaux à pollution non spécifique, l'aération doit être assurée soit par ventilation mécanique, soit par ventilation naturelle permanente.
Fumoir, salle de cuisson et pièce de pesée nitrites : ventilation mécanique obligatoire avec contrôle annuel. Détecteur CO fixe en zone fumage non négociable.
La méthode officielle INRS adaptée à votre sous-spécialité. Notre formulaire automatise chacune de ces étapes — voici ce qui se passe sous le capot.
Découper l'activité en unités de travail : laboratoire de désossage, atelier saumure / pesée nitrites, fumoir, cuisson, conditionnement, vente magasin, livraison traiteur. Chaque unité a son profil de risque distinct (le fumoir = CO + brûlure ; la pesée nitrites = chimique ; la vente = TMS station debout + agression).
Pour chacune des 10 familles de risques (zoonoses, CO fumage, coupures, manutention 80 kg, froid, TMS, allergènes, nitrites, glissades, HACCP croisé), coter gravité (1 à 4) et fréquence d'exposition (1 à 4). Prioriser ceux ≥ 9 (criticité haute) qui justifient un plan d'action immédiat.
Pour chaque risque coté ≥ 9, prescrire mesure technique (captage, palan, détecteur CO), organisationnelle (rotation, durée chambre négative max 1 h) et humaine (formation, EPI, surveillance médicale renforcée si nitrites ou zoonoses). Joindre fiche de poste et FDS sels nitrités.
Mentionner explicitement dans le DUERP que le plan HACCP (CE 852/2004) est un document complémentaire couvrant la sécurité des aliments, et non un substitut au DUERP qui couvre la sécurité des salariés. Citer la référence du plan HACCP en annexe et croiser les points communs (nettoyage, chaîne du froid, traçabilité).
Mise à jour annuelle obligatoire (R.4121-2) + à chaque changement significatif. Tenir le DUERP à disposition des salariés, du médecin du travail, du CSE et de l'inspection. Conserver chaque version 40 ans (loi du 2 août 2021) ; déposer en ligne sur portail dédié obligatoire à compter de 2026 pour les entreprises ≥ 50 salariés.
Lite en paiement unique. Solo, Pro et Multi en abonnement annuel — pour suivre votre obligation de mise à jour (R.4121-2 du Code du travail).
Avec Founders : 49 € la 1ère année ↑
Avec Founders : 99 € la 1ère année ↑
Avec Founders : 174 € la 1ère année ↑
Comparer toutes les fonctionnalités, ligne par ligne →
Satisfait ou remboursé · Paiement sécurisé Stripe · TVA non applicable, art. 293 B du CGI
Réponses pratiques aux questions les plus posées par les professionnels charcuterie / charcutier-traiteur qui démarrent leur Document Unique.
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Dernière mise à jour : 4 mai 2026 · Méthodologie & sources
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